January 2016 archive

Une plongée au coeur du Cap-Vert, Chez Céleste !

Cette semaine sur le blog, je vous emmène dans l’archipel du Cap-Vert. Je vais vous parler d’un petit restaurant sur lequel je suis tombée par hasard un samedi dans mon quartier du 11e. Il s’agit du restaurant chez Céleste qui propose des spécialités du Cap-Vert. Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler du Cap-Vert, il s’agit d’un archipel situé au large des côtes de la Mauritanie, de la Gambie et du Sénégal. L’archipel a été colonisé par les portugais et popularisé dans le monde entier par la célèbre chanteuse Cesaria Evora.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Situé rue de Charonne dans le 11e, Chez Céleste a été ouvert par un petit bout de femme d’origine capverdienne du prénom de Céleste arrivée à Paris il y a 40 ans, après un passage par le Portugal. Dans ce restaurant familial, on y déguste pas uniquement des spécialités culinaires du Cap-Vert, mais aussi celles du Sénégal, du Brésil et un peu du Portugal. Une carte assez éclectique qui vous donne l’impression de voyager à chaque bouchée. Vous y trouverez par exemple un poulet yassa (Sénégal), de la Feijoada, le plat national brésilien, sorte de cassoulet avec des haricots noirs et de la viande de porc. Mais aussi de la morue à braz (émietté de morue aux oeufs et pommes de terre), du steak de thon au lait de coco du Arroz de mariscos (du riz aux fruits de mer) ou encore du poulpe grillé. Et la carte est encore pleine de surprises. Pour ma part, j’ai opté pour des accras de morue bien épicés et pour un poulet yassa totalement réussi, accompagné de riz et de bananes plantain. Quant aux prix, ils varient entre 15 et 38 euros pour un plat. Cependant, le restaurant pratique une formule très attractive le midi, y compris le week-end avec entrée-plat ou plat-dessert pour seulement 12,50 euros.

Crédit photo : Chez Céleste

Crédit photo : Chez Céleste

Outre sa cuisine, ce qui fait le charme de ce petit restaurant familial c’est aussi l’ambiance qui y règne. Tous les soirs, vous aurez l’occasion de profiter d’une ambiance 100% capverdienne avec un groupe de musiciens qui joue des classiques du Cap-Vert et du Brésil. Vous pourrez donc danser sur ces rythmes jusqu’à 2h du matin avec un bon petit verre de rhum arrangé fait maison. Le dépaysement est garanti.

Crédit photo : Chez Céleste

Crédit photo : Chez Céleste

Alors si vous souhaitez découvrir ce magnifique pays qu’est le Cap-Vert, je vous conseille donc de tester ce restaurant. De plus, vous serez accueilli chaleureusement par la charmante Céleste elle-même.

 

Infos Pratiques 

Chez Céleste 

29 rue de Charonne – 75011 Paris

Horaires : de 12h à 15h30 et 19h30 à 2h

Tel : 01 43 44 15 30

Possibilité de prendre des plats à emporter

 

 

 

 

De la “street food” comme à Bangkok

Le bon plan food que je vais vous proposer sur le blog cette semaine sera thaï. Oui je sais que je vous parle pas mal de bouffe en ce moment sur le blog, mais avec ce froid, on peut s’en donner à cœur joie. En ce moment je suis à fond dans la nourriture asiatique et c’est sans doute lié mon envie de retourner sur ce continent que j’apprécie particulièrement. Je vais donc vous emmener à Bangkok et vous parler de mon dernier restaurant coup de cœur, Street Bangkok Local Food.

Ouvert depuis septembre dernier par Norman Kolton, Street Bangkok Local Food est le premier restaurant dédié à la street food thaïlandaise à Paris. Ce petit restaurant qui ne paye pas de mine et qui ressemble vraiment à un hangar propose des bons plats thaï qui n’ont rien à envier aux meilleurs restaurants thaïlandais de Paris. Les plats faits avec des produits frais (et je vous assure que cela se sent) sont élaborés par une chef qui débarque tout droit du Mandarin Oriental de Bangkok.

Crédit photo : Street Bangkok Local Food

Crédit photo : Street Bangkok Local Food

Street Bangkok Local Food a importé sur les  bords du canal st Martin, un concept qui fait fureur à Bangkok, manger sur le pouce. Ici on vous propose 3 menus simples composés d’une entrée (chaude ou froide) et d’un plat. En entrée vous aurez le choix entre la salade thaï bien épicée, la salade de riz croquant avec ses herbes fraiches et ses saucisses de porc et la salade de boeuf émincé avec menthe, basilic thaï et nuoc-mam. En ce qui concerne les plats, vous pourrez craquer pour des brochettes de poulet au curry fondantes, des émincés d’échine de porc marinés à l’ail et à la coriandre ou encore du rumsteack finement tranché mariné dans du jus de noix de coco, de la citronnelle et du citron vert. Le tout est servi avec du riz blanc gluant. Tous ces petits plats épicés vous donneront forcément soif et vous pourrez vous rafraîchir avec la boisson maison, une citronnade menthe-gigembre-citron vert. Les menus vont de 12 euros pour la petite barquette à 15 euros pour la grande. Et pour les grosses faims comme moi, vous pourrez opter pour une barquette XXL pour 3 euros supplémentaires.

Crédit photo : Street Bangkok Local Food

Crédit photo : Street Bangkok Local Food

Côté décoration de la salle, on est un peu surpris quand on y rentre et que l’on tombe sur cette échafaudage qui sert de comptoir. Les tables sont en inox et grandes avec des chaises en bois. Sans oublier les graffitis qui mettent en avant le côté “street”.

En revanche, armez-vous de patience quand vous arriverez car il est impossible de réserver et il faut attendre qu’une table se libère pour pouvoir s’installer. Mais la qualité des plats valent bien l’attente. Si vous souhaitez vivre l’effervescence des rues de Bangkok, alors vous trouverez votre bonheur chez Street Bangkok Local Food.

 

Infos pratiques 

Street Bangkok Local Food 

3 rue Eugène Varlin – 75010 Paris

Horaires : 11h à 23h

Des burgers et du hip-hop, chez B-Boyz !

Pour ceux qui me suivent régulièrement sur le blog, vous connaissez déjà mon amour inconditionnel pour les burgers. Cette semaine sur le blog, ce sera donc un retour aux basiques et je vais vous parler de la nouvelle adresse de burgers à Paris, B-Boyz.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ouvert depuis le mois d’octobre par des anciens associés du restaurant Les Fils à Maman, B-Boyz est un restaurant à burgers qui sort de l’ordinaire comparé aux autres que l’on trouve à Paris. En effet, depuis quelques années déjà la guerre du burger fait rage à Paris avec des restaurants tels que Blend, Big Fernand, PNY, Mamie Burger ou encore Starvin Joe ont déjà pignon sur rue. Et c’est dans ce contexte que débarque B-Boyz avec une offre tout à fait alléchante : de bons gros burgers aux recettes originales et une ambiance 100% dédiée au street art et au hip-hop des années 80-90.

Petites faims s’abstenir !

En véritable ventre sur pattes, pour moi l’un des critères majeurs d’un bon burger, c’est qu’il doit remplir mon estomac. Et malheureusement ce n’est pas toujours le cas de toutes les adresses. Et il m’est parfois arrivée d’en manger deux tellement ils étaient petits. Chez B-Boyz, c’est une autre histoire, les burgers sont si énormes que vous ressortez de là bien rassasié avec l’impression d’en avoir eu pour votre argent.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Une carte très alléchante et pour tous les goûts  

Chez B-Boyz vous trouverez de bons gros burgers aux recettes originales, dont certains portent le nom de grands rappeurs américains. Les burgers sont faits à base de produits frais. Vous pourrez donc déguster le Notorious Big avec son steack de boeuf charolais de 200g fourré au morbier et une sauce miel et moutarde. Un vrai délice pour l’amatrice de morbier que je suis. J’ai également succombé au 2Pac burger composé d’un double steack de boeuf charolais, double lard fumé, double cheddar, tomates, cornichons, oignons et sauce barbecue. Et si jamais le 2Pac ne vous suffisait pas, vous avez le 3Pac avec les mêmes ingrédients mais en version triple. Aux côtés des ces burgers très “East Coast” et “West Coast”, vous aurez la possibilité de tester la spécialité de la maison, le B.BOY avec du boeuf charolais, du comte, de la salade, de la tomate, des cornichons, des onions rings et de la sauce au Jack Daniel’s.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Là où B-Boyz se différencie par rapport aux autres restaurants de burgers, c’est qu’ils proposent une gamme assez large et originale de burgers sans gluten. Ici le pain est remplacé par un légume. Pour les intolérants au gluten, vous aurez le choix entre l‘Aubergine burger (aubergine américaine rôtie au four, avec son boeuf charolais, sa mozzarella fondue, son pesto maison), le Big Forrest, le pain est remplacé par de gros champignons Portobello (steak charolais, lard, fromage de chèvre, compotée d’oignons), et l’Advocate burger entre autres avec de l’avocat à la place du pain. Pour les végétariens, pas de panique, vous  aurez aussi droit à votre burger composé d’un steack de soja fait maison, une crème de boursin, des tomates et des concombres. Tous ces burgers sont accompagnés soit de potatoes croustillantes ou salade ou de frites de légumes pour les burgers sans pain. Après ce repas gargantuesque, je ne vous cache pas que j’étais déjà bien rassasiée, mais la carte des desserts était tellement alléchante que j’ai craqué pour tiramisu au nutella dans lequel des sablés remplacent les biscuits à la cuiller généralement utilisés. Un vrai délice et il reste léger par rapport au tiramisu classique.

image1

image2

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Une plongée au coeur du “Street Art” et du Hip-Hop old school

Chez B-Boyz, le spectacle ne se passe pas que dans l’assiette, mais aussi dans la salle. Quand vous entrez dans le restaurant, votre regard est tout de suite attiré par les “ghetto blasters” qui tapissent les murs et quelques vinyles des plus grands albums de l’histoire du hip-hop comme ceux de Nas, Lauryn Hill, Eminem, Mobb Deep, Dr Dre ou encore le Wu Tang Clan. La vraie surprise niveau déco vient des toilettes. En effet le plafond est tapissé de sneackers et juste au-dessus de la cuvette des toilettes, un écran passe des extraits de la série Le Prince de Bel Air avec Will Smith. C’est tellement surprenant que vous aurez envie de passer la soirée dans les toilettes.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Bref vous l’aurez compris, je me suis régalée comme jamais chez B-Boyz avec leurs gros burgers originaux. Même si les burgers sont légèrement plus chers que dans certaines enseignes, vous vous y retrouverez vite financièrement car chez B-Boyz, l’accompagnement est compris dans le prix, ce qui n’est pas toujours le cas ailleurs. Et si en plus vous êtes un grand fan du hip-hop old school comme moi, c’est l’endroit idéale pour une soirée entre amis. J’ai comme l’impression que ce lieu va devenir l’un de mes QG à Paris.

Infos pratiques 

B-Boyz Burger

5 avenue Trudaine – 75009 Paris

Horaires : 12h – 14h30, 19h – 22h30

L’art congolais révélé à la Fondation Cartier !

Dimanche, j’ai profité de ma dernière journée de vacances très pluvieuse pour faire l’exposition dont tout le monde parle en ce moment, Beauté Congo. Cela faisait des mois que j’avais envie de la faire, ce jour de pluie était donc l’occasion d’y aller, d’autant plus qu’elle se termine ce dimanche 10 janvier.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Depuis juillet et ce jusqu’au 10 janvier, la Fondation Cartier pour l’art contemporain met à l’honneur la créativité des artistes de la République Démocratique du Congo avec l’exposition Beauté Congo (1926-2015) – Congo Kitoko. Conçue par André Manin, cette exposition met en perspective pour la première fois près d’un siècle de vitalité artistique de la République démocratique du Congo. Au programme de l’exposition, on y trouve non seulement des tableaux aux couleurs vives, des sculptures, des photographies, mais aussi de la musique qui rythme le parcours. J’ai pu reconnaitre des titres phares de la rumba congolaise qui ont rythmés mon enfance. Les chansons des plus grands artistes congolais comme Papa Wemba et Viva la Musica, Franco et le groupe OK Jazz ou encore Joseph Kabosele et l’African Jazz pour ne citer qu’eux. C’est un réel plaisir pour les oreilles pour ceux qui veulent découvrir les classiques de la musique congolaise.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

A travers un parcours divisé en 3 parties et construit de manière anti-chronologique on découvre des artistes contemporains et modernes qui illustrent la vitalité artistique de Kinshasa. Vous commencerez l’exposition au rez-de-chaussée avec une salle consacrée à la jeune génération d’artistes qui se questionnent sur le monde qui les entoure, s’inspirant des événements politiques avec des peintures figuratives aux couleurs vives. comme celles de l’idole africaine Chéri Samba, de Jean-Pierre Mika ou encore de Steve Bandoma. Au niveau inférieur sont exposées des photographies en noir et blanc d’Ambroise Ngaimoko et de Jean Depara du Studio 3Z qui illustre l’extravagance des nuits kinoises et le monde de la SAPE (Société des Ambianceurs et Personnes Elégantes) des années 1950 à 1980. J’aime autant vous dire que c’est la partie de l’exposition que j’ai préférée. Au même étage, vous remarquerez des sculptures de Bodys Isek Kingelez et de Rigobert Nimi construites comme des villes futuristes. Et vous terminerez votre  parcours par les oeuvres des précurseurs de l’art moderne congolais. Des toiles des peintres tels que Albert Lubaki de l’école d’art d’Elisabeth Ville et réalisées après la Seconde Guerre Mondiale.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Alors si vous voulez un petit bain de soleil sans forcément vous rendre sous les tropiques ce week-end, je vous conseille vivement cette magnifique exposition qui nous fait découvrir l’art congolais sous toutes ses formes. Attention il ne vous reste que quelques jours pour profiter de cette exposition exceptionnelle car elle s’arrête ce dimanche 10 janvier. Elle vaut vraiment le détour et ce n’est pas du chauvinisme mal placé !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Infos pratiques

Exposition Beauté Congo – 1926-2015

Fondation Cartier pour l’art contemporain

jusqu’au 10 janvier 2016

Horaires : 11h-20h du mardi au dimanche, nocturnes le mardi soir jusqu’à 22h

Tarifs : 10,5 euros, 7 euros pour les étudiants, chômeurs, séniors, gratuit pour les moins de 13 ans