April 2016 archive

Urban Art Fair, la 1ère foire internationale de street art !

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Le street art est devenu un véritable phénomène en quelques années. Et j’ai pu constater pendant mes petites balades parisiennes de nombreuses oeuvres d’anonymes qui égayent les murs gris de la capitale. Même si la Pinacothèque de Paris a consacré une belle rétrospective sur l’histoire du graffiti, je vous en parlais déjà d’ailleurs sur le blog à l’époque, c’est un art qui a été longtemps non conventionnel et cantonné à la rue. Il était donc temps qu’un grand événement lui soit consacré, ce sera chose faite ce week-end ! Le street art va donc avoir sa première foire internationale et c’est au Carreau du Temple que cela va se passer à partir d’aujourd’hui jusqu’à dimanche.

Talents émergents, artistes historiques, collections privées, présentation du travail des institutions, mécènes, experts, Urban Art Fair soutient les acteurs majeurs du mouvement et leur offre pour la première fois un espace de consécration et d’expression. Durant 3 jours, vous pourrez découvrir une sélection d’oeuvres, de performances et d’installations de nombreux artistes comme Bansky, Futura 2000 ou encore JonOne. Mais aussi des conférences seront animées par Fabiola Naldi et Claudio Musso, professeurs et historiens italiens spécialistes de l’art contemporain. Vous y verrez également une projection inédite du documentaire Girl Power dédié aux femmes dans l’art urbain dans le monde entier, de l’écrivaine et artiste de street art tchèque Sany.

Et enfin, un hommage sera rendu à Agnès b., car peu de gens le savent mais la créatrice a joué un immense rôle dans le développement du street art en France dès le début du mouvement. Alors si vous êtes un mordu de l’art urbain, ne manquez pas cet événement inédit, l’occasion de découvrir de nouveaux artistes et même pourquoi pas de repartir avec une oeuvre. Quant à moi j’ai déjà réservé mon billet, on se croisera peut-être là-bas.

 

Infos pratiques 

Urban Art Fair

Du 22 au 24 avril de 11h à 20h

Carreau du Temple

4 rue Eugène Spuller – 75003 Paris

12 euros tarif plein / 8 euros tarif réduit

 

 

La Manufacture 111 retrace 40 ans d’histoire de la danse Hip Hop

Vous êtes à la recherche d’un bon plan pas cher pour ce week-end ? Alors vous êtes au bon endroit ! Cette semaine sur le blog Je vais vous parler d’une super exposition sur la danse Hip Hop que j’ai eu l’occasion de faire dernièrement. Du 4 mars au 8 mai 2016, la Manufacture 111 propose une rétrospective sur la danse Hip Hop des années 70 à nos jours et intitulée “Street Dance – Une brève histoire de la danse Hip Hop”. Située au coeur du 20e arrondissement et ouvert il y a 2 ans, La Manufacture 111 est un espace culturel dédié au street art et à l’art contemporain urbain.

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La Manufacture 111 nous livre ici une belle rétrospective qui nous permet de nous immerger au coeur de ce mouvement culturel à travers un parcours chronologique qui regroupe une centaine de clichés des photographes Little Shao, Nika Kramer et Martha Cooper et des installations. Imaginée par Nasty (chorégraphe qui a débuté sa carrière dans les années 80), cette exposition met en lumière les histoires, les passions et les combats qui ont accompagné cet art. L’exposition revient sur les racines de ce mouvement cultivées dans le sang, les larmes et la souffrance, pour se mélanger à la voix (et aux pas) de ses figures emblématiques. Des jeunes et des moins jeunes, issus de diverses communautés et perçus dès le début comme le cauchemar de l’Amérique, vont durant des décennies partager leur passion qui va en faire une danse universelle. La France prendra donc ce train de la créativité en marche et écrire quelques années plus tard, certaines des plus belles pages de cette culture avec des groupes comme les Quality Street ou encore les Wanted Posse.

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L’exposition fait également le parallèle avec l’histoire de la musique Hip Hop qui est indissociable de ce mouvement. Quelques artistes ou groupes tels que Michael Jackson, Quincy Jones, A Tribe Called Quest, Notorious Big ou encore 2Pac entre autres y sont représentés. Durant ces deux mois, des spectacles de danse, des battles, des projections ou encore des block parties seront organisés. Cette exposition nous donne envie de danser, je regrette seulement qu’elle soit un peu courte, 1h suffit largement pour la faire.

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Alors si vous êtes un fan de culture ou de danse Hip Hop, cette exposition vous plaira, d’autant plus qu’elle est très didactique et les images présentées sont très belles et rares. D’ailleurs ce dimanche, une rencontre aura lieu avec l’une des photographe de ce cycle de programmation, Martha Cooper.

 

Infos pratiques

Street Dance – Une brève histoire de la danse Hip Hop

Du 4 mars au 8  mai 2016

Tarifs : 8/6 euros

Horaires : du mardi au samedi (13h-20h), dimanche (12h – 19h), nocturne le jeudi jusqu’à 22h

La Manufacture 111

19 boulevard Davout – 75020 Paris

Séville, la belle andalouse !

Le printemps est officiellement arrivé et les longs week-ends qui l’accompagnent aussi, même s’il semblerait que nous soyons moins gâtés que l’année dernière. J’ai donc profité du long week-end de Pâques pour faire une petite escapade dans une ville européenne. J’ai cherché une destination pas chère et ensoleillée pour fuir la grisaille parisienne. Et c’est donc tout naturellement que mon choix s’est arrêté sur Séville. Pourquoi cette destination ? Tout d’abord parce que j’étais quasiment sûre d’avoir du beau temps et j’avais aussi  besoin de ma dose annuelle de tapas et de sangria.

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Avec une situation géographique idéale, car située au sud de l’Espagne et nichée sur les rives du Guadalquivir, Séville hérite d’un riche passé arabe qui se retranscrit à travers ses monuments dont beaucoup sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité. La ville a été le berceau des artistes de renom comme Murillo ou Velasquez et des mythes universels tels que Carmen, Figaro ou Don Juan. Ce passé prestigieux fait de la capitale andalouse l’une des destinations les plus prisées d’Europe. A Séville, les rues sont toujours animées de jour comme de nuit (sauf à l’heure de la “siesta”), on y trouve des patios parfumés à la fleur d’oranger, une colonie de bars à tapas et ses bodeguas enflammées, des échoppes remplies de friandises de couvents, de céramiques et des chefs d’oeuvre d’architecture entre autres.

 

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Au niveau culturel, voici mes incontournables à ne pas manquer à Séville :

  • La cathédrale : située au coeur du Casco Antiguo, la vieille ville, sa beauté est à couper le souffle. Classée au patrimoine de l’humanité par l’Unesco, il s’agit de la plus grande cathédrale gothique au monde construite au XVe siècle à la place de la Grande Mosquée almohade. A l’intérieur de la cathédrale, montez tout en haut de la Giralda, l’emblème de Séville et ancien minaret de la Grande Mosquée culminant à 96m et depuis laquelle vous aurez une magnifique vue à 360 degrés de Séville.

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  • Le Real Alcazar et ses jardins : c’est le plus ancien palais royal d’Europe, théâtre des expéditions de Colomb et de Magellan entre autres. Derrière les remparts de ce palais se cachent de somptueux jardins qui nous transportent tout droit dans l’univers des Mille et Une Nuit.

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  • La Plaza  de Espana : cette place construite lors de l’exposition ibérico-américaine de 1929 impressionne avec son immense bâtiment de néo-Renaissance en hémicycle. On y trouve également des ponts en azulejos qui représentent les 4 anciens royaumes : Leon, Navarre, Castille et Aragon.

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  • Parque de Maria Luisa : le parc Maria Luisa est la promenade préférée des Sévillans. Coeur de l’exposition ibéro-américaine de 1929, on est tout de suite séduit par sa végétation luxuriante et ses trésors architecturaux.
  • Le quartier de Santa Cruz et ses patios fleuris : c’est le quartier le plus pittoresque et plus touristique de Séville avec ses petites places fleuries et parfumées. Lors de votre balade dans ce quartier, n’hésitez pas au passage à contempler l’église Santa Maria la Blanca qui a une histoire assez particulière car il s’agissait d’abord d’une mosquée du Xe siècle reconvertie en synagogue au XIIIe siècle puis en église après l’expulsion des juifs en 1391.
  • Le Metropol Parasol : l’architecture futuriste de ces gigantesques parasols dominent la plaza de la Encarnation. Baptisé las setas (les champignons) par les Sevillanos, il abrite le marché central, des boutiques et des restaurants. Il faudra grimper sur le belvédère pour contempler la ville.
  • Le quartier de Triana : situé au bord du Guadalquivir, Triana est un quartier populaire qui a donné naissance à de nombreux artistes du monde du flamenco. Une ambiance de fête et de tradition se dégage de ce quartier. Et si vous souhaitez ramener un petit souvenir de Séville c’est l’endroit idéal pour le trouver car c’est le quartier des potiers et de la céramique. Pendant que vous y êtes, empruntez la calle Betis qui est un super point de vue sur la ville avec ses maisons colorées. Beaucoup de restaurants également longent le cours d’eau. Vous n’avez plus qu’à vous installer en terrasse et à profiter du bord du fleuve.

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Et maintenant passons aux choses sérieuses, la bouffe. Je ne vous cache pas qu’à Séville on mange extrêmement bien et pour pas cher. Si vous êtes des amateurs des tapas, vous serez servis. Voici mes quelques adresses coup de coeur :

  • Mercado de Triana : c’est le marché couvert de Triana. Vous y trouverez différents stands proposant des produits locaux (jambons, fromages, huiles d’olives, poisson frais…).
  • Cerveceria Mezquita : dans le quartier de Santa Cruz, j’y ai mangé de très bons calamars grillés. Les prix restent abordables et les produits sont frais.

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  • Eslava : ce petit bar à tapas est situé dans le quartier de San Lorenzo. Le bar propose des tapas originales et très bons. Je vous avoue que c’est là que j’ai mangé mes meilleures tapas à Séville. Une mention spéciale au Huevo Sobre Bizcocho Boletus. Les prix des tapas varient entre 2,30 et 3 euros. Attention c’est très bondé le week-end.

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  • Casa Campo : dans le quartier branché de Almeida de Hercules, on y mange une cuisine simple et faite maison. Installez-vous en terrasse pour déguster toute sorte  de tapas. Je vous conseille le saumon mariné ou encore le mini burger avec sa viande fondante.
  • Bar Alfalfa : derrière cette façade du début du XXe siècle, on ne soupçonne pas qu’il s’y cache un bar à tapas très populaire chez les jeunes Sévillanais. On y mange des tapas à toute heure (brochettes de poulet, fromage, charcuterie, sandwichs au lomo…). Les prix des tapas se situent entre 2,30 et 2,90 euros.
  • La Campana : A force de manger des tapas, vous aurez surement besoin d’une pause sucrée. La Campana est la plus célèbre pâtisserie de Séville qui cultive l’art de la merienda (le goûter) depuis 1885. Un endroit au charme art nouveau rempli de gourmandises telles que les glaces, les torrijas (pain perdu), les yemas, les peces de nata (gâteaux à la crème) ou encore des borrachos (des babas au rhum).

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Je suis complètement tombée sous le charme de Séville et je me demande encore comment j’ai pu attendre autant de temps avant de visiter cette ville située seulement à 2h de Paris. J’ai déjà eu l’occasion de visiter quelques villes en Espagne comme Barcelone ou Madrid, mais c’est à Séville que j’ai vécu l’expérience la plus authentique. Et puis je ne vous parle même pas de l’accueil chaleureux des Sévillanais. Si vous avez la possibilité  de vous offrir un long week-end ce printemps, je ne peux que vous dire d’y foncer les yeux fermés, vous ne le regretterez pas !