July 2016 archive

Cantine California, du food truck au restaurant

Cette semaine sur le blog je reviens à mon sujet culinaire favori : le burger. Ok, je vous entends déjà dire que c’est l’été, qu’il faut faire attention à sa ligne pour la plage et que de toute évidence il fait trop chaud pour manger des burgers. Moi je dis qu’il n’y a pas de saison pour déguster un bon burger comme celui de Cantine California.

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Je suis complètement tombée sur le charme de cette adresse. Cantine California est à la base un food truck qui sillonne les rues de Paris depuis 2012, proposant des burgers, des tacos et des desserts faits maison. Cantine California fait partie des pionniers des food trucks à Paris avec Le Camion qui Fume. Au printemps 2014, Cantine California succombe à la tendance de la sédentarisation des food trucks en ouvrant son restaurant rue de Turbigo au même titre que Le Camion qui Fume, Le Refectoire ou encore le Freddie’s Deli.

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A la tête de Cantine California on retrouve Jordan Feilders, un américano-canadien originaire de San Francisco et marié à une française. Il nous régale avec des recettes classiques californiennes. Vous y dégusterez par exemple des tacos (bœuf ou poulet) et vous aurez droit à une carte de burgers bien alléchante. Personnellement j’ai craqué en entrée pour le poulet frit “Cali style”, sorte de nuggets servis avec une sauce maison légèrement épicée à tomber. Côté burgers, je n’ai pas pu me résoudre à faire le choix entre le “El Amante burger” (poulet, gouda, piment, avocat, oignons, chipotle mayo) et le “The Dude” (viande de boeuf, beaufort, bacon bio, oignons caramélisés et poivrons rouges grillés), un vrai délice !  Vous vous imaginez qu’avec tout cela, je n’ai pas pu tester les desserts alors que des cookies, des cupcakes et des brownies faits maison me faisaient de l’oeil depuis le comptoir.

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Chez Cantine California, les recettes sont élaborées tous les jours à base de produits bio. Les buns pour réaliser les burgers sont fournis par un artisan boulanger et les viandes certifiées bio proviennent directement des producteurs français et les frites sont faites maison bien évidemment. Bref chaque plat est fait à base de produits de qualité et cela se ressent au goût. Par ailleurs, vous pouvez voir le cuisinier préparer les plats devant vous car la cuisine est ouverte sur la salle.

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Niveau décoration c’est assez minimaliste et épuré. De longues tables et bancs en bois brut qui favorisent de la proximité entre les clients. L’ambiance conviviale est garantie. Si vous voulez goûter un burger à la mode californienne, vous trouverez votre bonheur chez Cantine California.

 

Infos pratiques

Cantine California

46 rue de Turbigo – 75003 Paris

Du lundi au vendredi : 11h30-15h00 et 19h00-22h30

Samedi : 11h30-15h30 et 19h00-22h30

Dimanche : 11h30-15h30 et 19h00-22h00

Le Daily Syrien, marchand de journaux et de falafels

Sur le blog cette semaine, on met le cap vers l’Orient et plus particulièrement vers le 10e arrondissement pour vous faire découvrir un marchand de journaux bien particulier, le Daily Syrien.

J’ai voulu m’attarder sur ce lieu atypique parce que je ne connaissais pas du tout la gastronomie syrienne, mais c’est également l’occasion de montrer que la Syrie, c’est n’est pas seulement ces images terribles de réfugiés et de guerre que les médias nous montrent. Sur le blog, je mets toujours un point d’honneur à vous faire découvrir un Paris cosmopolite à travers la gastronomie ou des événements culturels. Revenons donc au Daily Syrien. C’est complètement par hasard que j’ai découvert cette adresse, en déjeunant à la terrasse de mon restaurant de burgers préféré PNY, rue du Faubourg-Saint-Denis, pile en face du Daily Syrien.

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Situé au cœur de la rue du Faubourg-Saint-Denis, rue dans laquelle vous trouvez de nombreux restaurants orientaux, le Daily Syrien se démarque par son concept unique. En effet, le lieu fait à la fois office de marchand de journaux et de traiteur. Le Daily Syrien c’est d’abord l’histoire d’Ahmad Al Bittin, débarqué de Syrie il y a 20 ans alors qu’il était tout juste âgé de 20 ans. Il est aujourd’hui considéré comme le pilier de la communauté syrienne de Paris. Ahmad a eu l’idée de monter ce lieu car il avait tout simplement du mal à retrouver le goût des falafels de son enfance. Ici il propose une cuisine inspirée des recettes de sa mère.

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Au Daily Syrien, tout est cuisiné à base de produits frais. Il n’y a pas de stock, chaque plat est cuisiné plusieurs fois par jour pour garantir la fraîcheur des produits. Ici vous trouverez tous les plats classiques orientaux à manger sur le pouce : des falafels, du houmous, des feuilles de vigne, du taboulé, des kebbes, en passant par le caviar d’aubergine et les chawarmas épicés (sandwichs à base de boeuf ou de poulet). Et les pâtisseries sont excellentes, d’autant plus que je ne suis vraiment pas trop fan des douceurs orientales car je les trouve trop sucrées. Mais ici le miel est savamment dosé, ce qui rend la pâtisserie moins écœurante. Tout ceci à des prix qui ne feront pas de mal à votre porte-monnaie. A quelques pas de là, rue des Petites Ecuries, Ahmad a ouvert la version bistrot du Daily Syrien au cas où vous pourrez vous installer plus longuement pour manger.

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Vous l’aurez compris, en plus de déguster ces douceurs syriennes, vous pouvez repartir avec votre journal préféré. Alors je vous conseille d’aller profiter de ces bonnes petites choses, vous aurez en plus droit à un accueil très chaleureux !

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Infos pratiques 

Le Daily Syrien 

55 rue du Faubourg-Saint-Denis – 75010 Paris

Du dimanche au mardi de 09h00 à 18h00

Du mercredi au samedi de 09h00 à minuit

falafels : 3,50 €

sandwichs : 6 €

Patisserie : de 1,50 à 2,20 €

Menu (sandwich, barquette et boisson) : 10 €

Le Rosa Bonheur passe à l’heure africaine

Les beaux jours ont enfin fait leur apparition mais vous n’avez pas encore activé le mode vacances ? Cette semaine sur le blog, je vous embarque en Afrique en vous parlant du festival organisé par la fameuse guinguette parisienne, le Rosa Bonheur.

Depuis le 1er juillet, le Rosa Bonheur a mis le cap sur l’Afrique avec son festival Rosafrica. Pour première édition de ce festival hybride et gratuit, le Rosa Bonheur rend hommage aux cultures africaines. A travers ce festival qui se déroule dans l’enceinte même du Rosa Bonheur aux Buttes-Chaumont, vous aurez l’opportunité de découvrir l’Afrique via des activités et des événements mis en place spécialement pour l’occasion. De l’atelier cuisine, en passant par des concerts, de la danse, de l’initiation aux percussions ou encore un marché de créateurs. Tout cela est bien évidemment en entrée libre pour épargner votre porte-monnaie à la veille des vacances.

Voici le programme complet du festival :

Samedi 9 juillet 

Une journée consacrée au Mali avec la présence de Boubacar Dembélé, percussioniste d’Amadou & Mariam et Manu Chao, ainsi que celle de Fatim Berthe, danseur professionnel.

12h-14h : stage de percussions (gratuit sur inscription)

16h-18h : stage de danse (gratuit, inscription sur place)

Samedi 16 juillet 

Journée dédiée aux créateurs parisiens avec la présence des marques : Maison Château Rouge, ML Kréations, Bazara Pagne, Indira de Paris.

Mercredi 20 juillet  

De 20h à minuit, le célèbre DJ parisien Guido (Acid Arab) vous fera vous déhancher sur un mix crée pour l’occasion. Soirée gratuite dans la limite des places disponibles.

Samedi 23 juillet

De 17h à minuit, le collectif “Le Grenier”, une bande de potes passionnés par les musiques du monde viendront vous faire découvrir leurs plus belles pépites africaines. Ils seront accompagnés par un groupe Live et un disquaire spécialisé.

Alors si comme moi vous avez des envies de voyage, le festival Rosafrica est l’occasion idéal pour vous offrir un peu d’évasion gratuitement.

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Infos pratiques 

Festival Rosafrica

Du 1er au 22 juillet

Le Rosa Bonheur

Parc des Buttes Chaumont, 2 avenue de la cascade – 75019 Paris

 

Seydou Keïta, 1er artiste africain honoré par le Grand Palais

Du studio de Bamako, à la salle d’exposition du Grand Palais, il n’y a qu’un pas ! Pour la première fois de son histoire, le Grand Palais consacre une exposition monographique à un artiste africain. Et c’est au père de la photographie malienne, Seydou Keïta  que revient cet honneur.

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Depuis le 31 mars et ce jusqu’au 11 juillet prochain, les oeuvres du père de la photographie malienne, Seydou Keïta (1921-2001) sont exposées au Grand Palais. Une belle rétrospective qui revient sur le travail de ce photographe autodidacte, apprenti menuisier au départ et qui reçu de la part de son oncle un petit appareil Kodak Brownie en 1935. Dès 1945, il se perfectionne auprès du photographe-instituteur Moutanga Dembélé et quelques années plus tard, en 1948, il ouvre son propre studio dans la parcelle familiale situé dans un quartier populaire de Bamako.

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Le photographe connaît alors un succès immédiat grâce à ses mises en scène et la qualité de ses tirages. Effectivement, Seydou Keïta aimait présenter ses modèles sous leur plus beau jour en leur proposant des accessoires occidentaux prisés par la jeunesse de Bamako tels qu’un poste de radio, une Vespa, des lunettes ou encore une voiture. Le tout Bamako se presse alors chez lui, notamment la jeunesse urbaine qui devient sa principale clientèle, mais aussi de nombreux voyageurs venant d’Afrique de l’ouest. Seydou Keïta réalise l’essentiel de ses portraits en une seule prise.

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Cette rétrospective est organisée chronologiquement, de 1949 à 1962, date à laquelle il ferme son studio pour devenir le photographe officiel du gouvernement de Modibo Keïta, une des figures de l’indépendance du Mali. L’exposition est composée à la fois de tirages argentiques d’époque, mais aussi d’une importante collection de tirages argentiques modernes réalisées entre 1993 et 2011, et signé par Seydou Keïta.

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Mort à Paris en 2001, le photographe Seydou Keïta marque la fin de l’époque coloniale et ses codes de représentation pour ouvrir l’ère d’une photographie africaine qui affirme son identité. Là où les “indigènes” étaient représentés de face en tant qu’échantillons anthropologiques d’une tribu, Seydou Keïta incarne le tournant en privilégiant des poses de trois-quarts et la diagonale pour magnifier des personnes et non des sujets. Il a toujours cherché à donner d’eux la plus belle image et il est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands portraitistes du XXe siècle.

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Infos pratiques  

Seydou Keïta

Le Grand Palais 

Du 31 mars au 11 juillet

Lundi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche de 10h à 20h

Nocturne le mercredi de 10h à 22h

Plein tarif : 10

Tarif réduit : 7