January 2018 archive

Chez Alfred Lao Cuisine, l’adresse laotienne du 11e

Cette semaine sur le blog, c’est encore une bonne adresse “food” que je vais partager avec vous. La cuisine asiatique fait clairement partie de mon top 5 de mes spécialités culinaires préférées, et plus particulièrement la thaïlandaise et la vietnamienne. Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de goûter pour la première fois les spécialités du Laos Chez Alfred Lao Cuisine.

Si vous ne connaissez pas la cuisine laotienne, elle ressemble un peu à la thaïlandaise et cela tombe plutôt bien car j’adore le thai. Elle se caractérise par une utilisation importante de piments et d’herbes aromatiques. Le riz gluant cuit à la vapeur est la base de l’alimentation au Laos. Cette base est généralement accompagnée de viandes (porc ou boeuf), de volailles (canard, poulet), de poissons, le tout agrémenté de légumes. On y trouve aussi de nombreuses soupes parfumées. Voilà pour le contexte culinaire, maintenant revenons au sujet principal de cet article, à savoir le restaurant Chez Alfred Lao Cuisine.

Ouvert depuis novembre 2015 à quelques pas de Bastille, le restaurant Chez Alfred Lao Cuisine propose une cuisine laotienne authentique et familiale. Alfred Longeret, le maître des lieux travaille en famille : il s’occupe de la salle avec ses neveux, tandis que sa soeur Honorine concocte les bons petits plats en cuisine.

Quand on regarde la carte de plus près, elle donne clairement envie et il m’a été difficile de faire un choix. Comme nous étions 2, nous avons fait le choix de partager une entrée pour pouvoir déguster 3 plats et un dessert. L’idée étant de goûter un maximum de plats pour bien  vous livrer mes impressions. En entrée j’ai donc pris des Nem Krao, il s’agit tout simplement de rouleaux de printemps, au porc ou aux crevettes. Il valait mieux commencer léger au vu de ce qui m’attendait par la suite. Je ne m’attarderai pas sur l’entrée, qui sans être mauvaise, reste tout de même classique. En revanche, si vous vous y rendez et que vous voulez une entrée plus originale, prenez par exemple le Tam Mak Houng (salade de papaye verte, carottes, sauce poisson cousine du nuoc mam, ail, pinces de crabes fermentées). Quant aux plats, je vais un peu plus rentrer dans les détails car j’en ai pris 3. Pour commencer, j’ai donc opté pour le Banh Xéo, une crêpe laotienne moelleuse à base de farine de riz,  fourrée au porc, aux crevettes, soja, oignons et servie avec de la salade verte et des herbes aromatiques (coriandre et menthe). Un vrai délice ! Ensuite j’ai enchaîné avec le Krao Lad Bai Kapai (légèrement épicé comme j’aime), il s’agit de riz blanc garni de poitrine de porc sauté aux feuilles de basilic, ail, sauce maggi, poivre et oeuf au plat. Ce 2e plat était aussi succulent, il y a rien à redire, je me suis vraiment régalée ! Et pour terminer sur les plats, j’ai craqué pour le Mi Kathi (pâtes de riz baignées dans une sauce au lait de coco) : porc haché, lait de coco, curry rouge, sauce soja, cacahuètes, citronnelle, combawa, oeuf. En discutant avec Alfred, il m’a confié que c’était le plat qui avait le plus de succès au restaurant. Et je peux vous le confirmer parce que de tous les plats que j’ai essayés, c’était clairement mon préféré. Et en plus il est très copieux. Cependant, j’ai tout de même adoré tous les plats que j’avais choisis. Et pour ceux qui ne mangent pas de porc, rassurez-vous, vous pourrez prendre le Moc Pa : du cabillaud cuit dans une feuille de bananier, avec du lait de coco, du curry rouge, de l’oeuf, du bambou, du basilic et du combawa. D’après mon voisin de table, ce plat est au top et c’est vrai qu’à sa vue il donnait vraiment envie. Et pour les amateurs de poulet ou de boeuf, vous avez le Kieng Kieo Wane : du poulet ou du boeuf , avec du curry vert, du bambou, de l’aubergine, du lait de coco et du basilic. Attention ce plat est légèrement épicé. Pour terminer sur une note sucrée (parce que je voulais quand même voir ce que valaient leurs desserts), j’ai caqué pour le riz gluant noir nappé d’un flan aux oeufs et de lait de coco. Le dessert a bien tenu toutes ses promesses et m’a permis de clore ce dîner en beauté.

Si vous êtes à la recherche d’une nouvelle et belle expérience culinaire et que vous avez de découvrir ce qui se mange de bon au Laos, je ne peux que vous conseiller cette adresse. Bien que je trouve que niveau prix, cela l’aurait coûté un peu moins cher d’aller manger laotien dans un boui-boui du 13e. Mais Chez Alfred Lao Cuisine, les plats sont cuisinés avec passion et avec des produits frais. De plus, j’ai beaucoup apprécié l’accueil très chaleureux d’Alfred et sa famille comme si nous étions à la maison. Son neveu nous a très bien conseillé sur les plats à choisir. Attention pensez tout de même à réserver, surtout le weekend car le restaurant est victime  de son succès. D’ailleurs la famille serait à la recherche d’un local plus grand dans les prochains mois pour accueillir plus de monde.

 

Infos pratiques 

Chez Alfred Lao Cuisine 

31 bis, rue Amelot – 75011 Paris

Horaires : du mardi au samedi de 12h à 15h puis de 19h à 23h

Tel :  09 83 51 48 88

Yaya, un petit coin de Grèce au coeur des Docks de Saint-Ouen

C’est à l’une de mes cuisines préférées que je dédier le premier article de cette saison 2018 des Rivélades. J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer sur le blog l’amour que j’ai pour la Grèce. J’adore ce pays pour plusieurs raisons, mais plus particulièrement pour sa cuisine que je trouve très savoureuse. Dans ce nouveau blog post, je vous emmène donc déguster la cuisine ensoleillée du restaurant grec Yaya.

Niché dans une zone encore en construction (les Docks de Saint-Ouen) à quelques pas de la ligne 13, Yaya a été ouvert au printemps dernier par les frères Pierre-Julien et Grégory Chantzios en collaboration avec le jeune chef colombien Juan Arbelaez (à la tête du restaurant 5 étoiles de l’hôtel Marignan). Ces 3 là ce sont connus alors que les frères Chantzios fournissaient des olives et de l’huile issus de l’oliveraie familiale en Grèce au chef. En effet, les frères Chantzios sont également à la tête de l’épicerie fine Kalios qui fournit aujourd’hui près de 800 restaurants en France dont 100 étoilés.

“Yaya” c’est le surnom que l’on donne aux grands-mères en Grèce, c’est un peu l’équivalent du terme “mamie” en France. Un nom qui évoque donc une cuisine familiale et authentique. Pierre-Julien et Grégory Chantzios se sont donc inspirés de la cuisine de leur grand-mère qui vit toujours en Grèce pour élaborer la carte du restaurant. Chez Yaya on sert une cuisine méditerranéenne moderne aux accents grecs et à base de produits frais et de qualité. Le trio de fondateurs voulaient un établissement loin des clichés sur certains restaurants grecs à Paris servant uniquement de la moussaka, du tarama, du tzatziki dans une ambiance kitsch.

Alors qu’est-ce que vous trouverez dans votre assiette ? Des mezzés pour commencer : du tarama blanc assaisonné avec un filet d’huile d’olive de Kalios, de paprika et de curcuma, du caviar d’aubergine aux notes un peu fumées, du tzatziki servi généreusement, du poulpe mariné. Pour ma part, j’ai craqué pour du tarama et du kagianas (oeufs, tomates séchées de Santorin, saucisse fumée). Les 2 entrées étaient vraiment excellentes, j’ai rarement mangé un tarama aussi bon. Le tout était accompagné de pain maison à l’huile d’olive et servi à volonté. En ce qui concerne les plats de résistance vous aurez le choix entre l’épaule d’agneau confite cuite pendant 12h, des pains pita maison bien charnus remplis soit de keftédès (boulettes de viande assaisonnés aux herbes), soit d’agneau ou de d’aubergine rôtie pour la version végétarienne. Le tout garnis de tzatziki en guise de sauce, de tomates et d’oignons et accompagné de frites maison aux herbes. Au passage je tiens à souligner que les frites sont délicieuses. J’ai opté pour la pita à l’agneau et je ne vous cache pas que j’étais un peu déçue car j’ai trouvé l’agneau un peu trop filandreux à mon goût. Du coup j’ai eu l’impression de ne pas retrouver le goût des gyros que j’ai eu l’occasion de manger à chacun de mes voyages en Grèce. Cependant, mes copines qui m’accompagnaient ont respectivement pris celles aux keftédès et à l’aubergine rôtie et elles ont adoré. Et si vous préférez un plat un peu plus élaboré, craquez pour le poulpe grillé accompagné de sa purée de betterave, c’est le plat “signature” du restaurant. Et si après tout cela vous avez encore faim, Yaya propose une carte de desserts qui mettent l’eau à la bouche. Personnellement je ne suis pas allée jusqu’au dessert car j’avais déjà trop mangé avec mes 2 entrées et mon plat. Mais si vous êtes gourmand, vous aurez le choix entre le traditionnel yaourt grec au miel de montagne, le portokalopita (gâteau aux oranges de Kalamata), le chocolat à l’huile d’olive et à la fleur de sel noire et du galaktoboureko (gâteau de semoule à la grec). Pour les amateurs de vin, Yaya propose également une bonne carte de vins grecs.

Le restaurant a été distingué dernièrement par le guide gastronomique Gault-et-Millau 2018 dans la catégorie “pop”, qui récompense les restaurants où l’on peut manger sur le pouce. Alors si comme moi vous commencez à trouver l’hiver long et que vous avez des envies de soleil, foncez chez Yaya. Vous ne serez pas déçus du voyage !

 

Infos pratiques 

Restaurant Yaya

8 rue de l’Hippodrome – 93400 Saint-Ouen

Horaires : 12h-minuit, 7 jours sur 7

Tel : 01 44 04 27 65