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Le Bar à Momos, les meilleurs raviolis tibétains de Paris !

Dans ce nouvel article, Les Rivélades vous embarque découvrir le Tibet. Quand on parle de gastronomie asiatique en général, ce sont les spécialités chinoises, thaïlandaises ou encore vietnamiennes qui sont souvent mises en avant. Cependant on met très peu en avant la gastronomie tibétaine, en tout cas pour ma part, j’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce que je découvre le restaurant dont je vais vous parler dans ce post.

Le Bar à Momos est un tout petit restaurant dédié aux momos, des raviolis originaires du Tibet cuits à la vapeur et également devenu un plat traditionnel au Népal. Le momo est fait à partir d’un carré de pâte à base de farine de blé, il est farci de légumes, de fromage ou viande de yak (un ruminant que l’on trouve généralement dans les plaines de l’Himalaya) ou de bœuf), le tout agrémenté de poivre de Sichuan, d’ail, d’oignon, de gingembre, cumin et coriandre. Ils sont généralement accompagnés d’une sauce piquante composée de plusieurs piments différents.

Vu de l’extérieur, ce très minuscule restaurant, que l’on peut clairement qualifier de “boui-boui”, ne paye pas de mine. D’ailleurs, le décor ne donne pas forcément envie d’y rentrer. Il faut vraiment dépasser cette première impression et s’installer à une table pour goûter les différentes spécialités que propose ce restaurant. A la carte vous trouverez bien entendu les fameux momos qui font la réputation de cette adresse, servis soit à la vapeur dans des paniers de bambou ou dans un bouillon parfumé. En revanche ici vous aurez le choix entre les momos aux légumes et fromage pour les végétariens et ceux à la viande (bœuf ou porc), donc pas de viande de Yak. Les momos sont servis par 8, le format idéal pour partager et en tester de plusieurs sortes. Et si vous êtes plutôt un adepte des soupes, vous êtes au bon endroit car ici vous avez l’embarras du choix : les Then Thuk (à base de petites pâtes) et les Thupka (à base de grandes pâtes) sont des soupes de pâtes à la viande ou aux légumes. Et parmi les autres soupes vous aurez le choix entre la soupe à la farine d’orge grillée et à la viande hachée, la soupe de maïs à la coriandre et la soupe de lentilles corail. Le tout servi avec du pain tibétain cuit à la vapeur. Et parmi les autres spécialités, on retrouve des Shapaley (de grands momos tibétains traditionnels frits à la viande ou aux légumes), mais aussi du riz sauté à la viande ou aux légumes et des nouilles sautées à la viande ou aux légumes. Tous les plats sont vraiment délicieux et en plus vous aurez en spectacle, le cuisinier qui prépare les momos à la commande devant vous. Je voulais aussi conclure avec une mention spéciale pour le thé maison, côté boisson !

Bref, si vous avez envie de découvrir la cuisine tibétaine, le Bar à Momos est vraiment le lieu idéal. Les plats y sont vraiment délicieux !

Infos pratiques

Bar à Momos

218 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris

Horaires : tous les jours de 12h à 15h, puis de 19h à 22h30

Tel : 01 43 72 89 82

Pidè Paris, la pizza turque “made in” Istanbul !

La gastronomie turque m’a toujours fasciné et attiré même si je n’ai jamais mis les pieds en Turquie (et je compte bien y remédier un jour). Alors, lorsque l’un de mes collègues d’origine turc m’a parlé de cette nouvelle adresse de street-food turque, je n’ai pas tergiversé avant d’aller la tester.

Dans ce nouveau post, je vous embarque chez Pidè Paris à l’occasion d’un déjeuner “made in” Istanbul. Inauguré récemment, ce petit restaurant propose des pidès, une spécialité de la street-food stambouliote. Quand je vous parle de sortes de pizzas à la turque, attention à ne surtout pas confondre avec la pizza italienne. En effet, ici pas de pâte à pizza, pas de mozzarella, de champignon ou autre.

Le pidè est une sorte de pizza allongée dont la pâte est fine, croustillante et beurrée. La garniture quant à elle peut varier, chez Pidè Paris vous avez plusieurs choix : “Kasar” (base fromage kasar, oeuf et poivron), “Patlican” (caviar d’aubergine au four, fromage feta cuit), “Roka” (base fromage Kasar, roquette, tomate et fromage feta frais), “Sucuk” (base fromage Kasar, saucisse de boeuf grillée, mâche), “Pastirma” (fromage Kasar, tranches de boeuf séché, mâche), “Kusbasi” (émincé d’agneau mariné), “Kus-Kas” (émincé d’agneau mariné et fromage Kasar fondant). Pour ma part, j’ai gouté la Sucuk et la Kus-Kas et je peux vous dire que je me suis régalée ! Toutes les recettes sont réalisées à base de produits frais, pas d’ingrédients congelés ici et cela se ressent clairement au goût. Et pour faire glisser tout cela, testez la bière nationale, Efes Draft ou Klasik ou encore de l’Ayran (boisson fraîche salée à base de yaourt). Et pour terminer, craquez pour un petit dessert à base de crème au miel, banane et noix.

Bref je ne peux que vous conseiller cette petite adresse pour une immersion à Istanbul. De plus l’accueil est très sympathique. Attention le lieu est très petit et il n’y a pas moyen de réserver donc vous aurez peut-être un peu d’attente pour avoir une table mais cela vaut vraiment le coup.

Infos pratiques

Pidè Paris

10 rue des Petites Ecuries

75010 Paris

Horaires : du lundi au samedi 12h-15h puis 19h-23h

Tarifs : compter entre 7€ et 10€ le pidè

Good Food, Good Music, Good Vibes, bienvenu chez OMAKI

Pour inaugurer cette nouvelle année sur le blog, je vous ai concocté un article aux petits oignons pour vous parler de ma dernière adresse “food cœur”, si je peux me permettre le jeu de mot, O’maki. Contrairement à ce que son nom pourrait indiquer, O’maki n’est pas le dernier restaurant japonais à tendance mais bien un restaurant africain situé du côté du quartier de Clignancourt.

Cela fait un plus d’un an que j’entends parler de cette adresse atypique, qui existe visiblement depuis quelques années maintenant, et je ne vous cache pas que cela a été une réelle découverte. Je me demande encore comment j’ai pu passer à côté de cette petite pépite tout ce temps. En plus d’être un restaurant, chez O’maki vous allez véritablement vivre une expérience grâce à une ambiance unique et chaleureuse. Pour que vous compreniez un peu le concept de ce restaurant et d’où il tire son nom, il faut que je vous explique ce que c’est que désigne un maquis en Afrique. En Afrique francophone, en particulier en Côte d’ivoire et au Burkina Fasso, le maquis est un type de restaurant particulier. En plus de sa fonction restaurant, le maquis assure une fonction sociale, devenant un lieu de rencontres, de débats et d’échanges. Ce sont des lieux très populaires et festifs, souvent aménagés dans des endroits cachés. Et O’maki s’est clairement inspiré de la véritable ambiance d’un maquis. Voilà donc pour la petite histoire !

Bref revenons-en à nos moutons. O’maki est un restaurant qui propose essentiellement des spécialités d’Afrique de l’ouest comme dans la plupart des restaurants africains à Paris. Pour commencer côté entrée, vous aurez le choix entre les pastels au thon (sorte de mini chaussons fourrés au poisson), des accras de morue, des alocos servis avec de la sauce tomate (bananes plantais grillées) ou encore du taboulé d’attiéké (farine de manioc). Après cette mise en bouche, je vous conseille d’opter pour l’une des spécialités du restaurant. A savoir : le mafé au boeuf ou au poulet (boeuf ou poulet à la sauce arachide, carottes servi avec du riz blanc), le Thieboudiène (poisson accompagné de légumes et de riz assaisonné dans son bouillon), le Thiebou Ganar (comme le plat précédent mais avec du poulet à la place du poisson), le Yassa (poulet au citron, sauce à base d’oignons, carottes accompagné de riz blanc), le Colombo de poulet. Si vous êtes fan de viandes braisés, vous serez servis avec le Dibi N’taba (agneau braisé avec des épices) ou encore des brochettes de boeuf braisés avec des épices, le tout servi avec du riz rouge. Côté poisson, un peu de choix aussi avec des gambas grillées, de la dorade et du tilapia braisé. Les prix des plats sont compris entre 14 et 21 euros et il faut compter entre 5 et 7 euros pour les entrées. Bref autant vous dire que le rapport qualité/prix y est et le restaurant ne lésine pas sur la quantité.

En plus de la qualité des plats, on vient aussi chez O’maki pour s’immerger dans une véritable ambiance à l’africaine. La décoration de la salle composée de masques africains et de photos rétro du célèbre photographe malien, Malick Sidibe, nous plonge au coeur de l’Afrique. On peut déguster son plat tout en profitant des derniers tubes africains en vogue. Bref pour lutter contre la morosité hivernale ambiante, O’maki est le remède qu’il vous faut.

Informations pratiques

Restaurant O’Maki

65 rue Letort, 75018 Paris

Horaires : tous les jours de 12h-15h puis 19h-23h (jusqu’à 1h du matin le samedi)

Mio Posto, l’adresse italienne incontournable du quartier de la Bastille

Dans ce nouvel article je voulais vous parler d’un restaurant italien qui a désormais une belle petite réputation, puisqu’il a ouvert depuis deux ans maintenant. A vrai dire, bien que je l’ai déjà mentionné de nombreuses fois sur mon compte Instagram, je publie un article sur Mio Posto uniquement maintenant car j’étais tout simplement persuadée d’en avoir déjà parlé tellement je fréquente cette adresse. Il était donc temps de remédier à cet oubli et de consacrer enfin un article à l’une de mes adresses italienne préférée à Paris.

Situé dans un quartier de la Bastille où les bonnes adresses italiennes ne manquent pas, on peut citer entre autres East Mama, Nove, Louie Louie ou encore Rivoluzione, Mio Posto tire également son épingle du jeu grâce à ses très bonnes pizzas napolitaines et ses pâtes fraîches. Après le  succès de leur premier restaurant Il Posto dans le quartier de Belleville, les propriétaires ont décidé de réitérer l’expérience en ouvrant cette nouvelle adresse il y a près de 2 ans. Les propriétaires voulaient un restaurant italien authentique, alors ils ont fait appel à une équipe de gérants 100% originaire d’Italie.

Quand on rentre dans ce restaurant, on est vite impressionné par sa décoration moderne et industriel. Le lieu est immense, un pan du mur est composé d’un conteneur tout droit débarqué du port de Naples, une baie vitrée en guise de toit qui nous donne l’impression d’être dans un jardin d’hiver et une cuisine en faience immaculée ouverte sur la salle. Bref, c’est un vrai plaisir pour les yeux avant même celui des papilles. Au niveau du menu, les influences sont clairement napolitaines. Commencez par boire un petit cocktail au bar accompagné d’antipasti en mode aperitivo. En effet, il faut souligner que Mio Posto propose une dizaine de cocktails tous très originaux. Une fois que vous aurez terminé de refaire le monde avec le barman, passez à table. Au menu, de nombreuses entrées, personnellement j’ai un faible pour les petites boulettes de ricotta panées, servies dans un ragout de tomate “San Marzano”. Ensuite passez aux choses sérieuses, avec les pizzas ou les pâtes. Personnellement, même si les pâtes sont très bonnes, je craque généralement pour la pizza. Vous avez un large choix de pizzas “rosso” et “bianco” cuites au feu de bois, avec des recettes classiques et des recettes plus originales. Mes 3 préférées restent la Tartufo (crème de truffes, mozzarella, champignons, jambon “Prince de Paris”), la Valtellina (mozzarella, gorgonzola DOP, bressaola della Valtellina, courgettes grillées et pignons torréfiés) et bien entendu la classique Diavoleto piquante à souhait (ragout de tomate, mozzarella, spianata, une saucisse piquante de Calabre). Et si vous préférez les pâtes, vous ne serez pas non plus déçus, toutes les recettes sont faîtes à base de pâtes fraîches. Et si vous avez encore faim après tout cela, ne quittez pas ce restaurant sans avoir testé l’un de leurs desserts, vous aurez bien entendu les classiques pannacotta et le tiramisu qui est à tomber et je ne dis pas cela parce que c’est l’un de mes desserts préférés. Pour les vrais gourmands, vous aurez aussi les Scugnizzi, des  petits beignets de pâte à pizza frit servi avec du Nutella.

Alors si vous restez à Paris ce weekend et que vous avez envie d’un peu “comfort food” pour vous réchauffer par ces températures glaciales, foncez chez Mio Posto. Et la bonne nouvelle c’est que vous avez la possibilité de réserver, contrairement aux restaurants du Big Mama Group.

 

Infos pratiques 

Mio Posto

24  rue Keller, 75011 Paris

Prix 

cocktails : 10€ / pizzas : entre 11€ et 18€ / Pâtes : entre 14€ et 18€ / Desserts : 7€

Horaires : tous les jours de 12h à 15h et de 19h à 23h

21G Dumpling, l’art du dim sum revisité

Nous sommes officiellement en automne et avec les températures qui baissent, une adresse “confort food” est donc la bienvenue pour nous faire oublier le blues de la fin de l’été. Dans ce nouvel article, je vais donc vous parler de ma dernière adresse coup de coeur, 21G Dumpling. Si vous êtes un grand fan de dim sum, cette cantine est à tester absolument. Pour ceux qui ne connaissent pas les dim sum, c’est un ensemble de mets de petites portions consommées dans la cuisine cantonaise.

Situé rue du Faubourg Saint-Antoine et à quelques pas du marché d’Aligre, 21G Dumpling sert bien évidemment des dumplings, ces raviolis qui se dégustent dans les restaurant de Hong-Kong. Pourquoi 21G Dumplig, parce que 21g c’est tout simplement le poids d’un xiao long bao qu’on appelle aussi soup dumpling, la star culinaire de cette petite cantine. Originaire de Shanghai, il s’agit d’un ravioli qui mélange viande hachée et bouillon, il est fait main ici et à la minute. Cette raviole à base de farine de blé est donc garnie d’une farce de porc, de gingembre, d’ail noir avant d’être cuit à la vapeur. Vous avez bien entendu aussi une version avec des crevettes (citronnelle et eau de coco), et une version au boeuf (gingembre et sésame). Avec toutes ses saveurs qui explosent en bouche, ce ravioli est une véritable tuerie si je peux me permettre. Parmi les autres spécialités de la carte, vous avez également le wonton, un ravioli  dodu bouilli avec une farce de porc haché, des crevettes tigrés, de la sauce chili. Celui-ci c’est clairement mon préféré.

Ce qui fait l’originalité de cette cantine spécialisée dans les dim sum, c’est qu’elle propose des recettes de raviolis revisitées : au poulet fermier, siracha et sésame, au canard confit et sauce barbecue. Chez 21G Dumpling on ne mange pas que des raviolis. Vous pouvez également craquer pour les fameux guao bao, des burgers extra-moelleux taïwanais : buns cuits à la vapeur, garnis de poulet fermier pané, de chou et de mayonnaise au soja maison ou encore la version au porc fermier mariné, concombre, cacahuète, coriandre et piment d’Espelette. Pour les adeptes de riz et de nouilles comme moi, complétez votre repas avec  soit du riz sauté aux crevettes et oeuf (c’est un vrai régal) soit des nouilles, sauce pékinoise, cacahuète, ciboulette thai. Et si vous avez encore faim après tout cela et que vous voulez terminer sur une note sucrée, je vous conseille de tester la gaufre “Hong Kong Egg Waffle”, Gianduja, caramel beurre salé, cacahuète et chantilly. Tous les plats sont servis en mode tapas, c’est donc l’idéal pour partager et tester les différents plats si vous êtes en groupe.

Malgré les prix que je trouve un peu trop élevés pour des raviolis (il faut compter entre 8,5€ et 12€ pour 6 raviolis), cette adresse vaut vraiment le détour car elle a le mérite de revisiter des recettes populaires chinoises avec des ingrédients français. En tout cas moi je suis devenue une grande fan de cette adresse puisque j’y commande tout le temps sur Deliveroo.

 

Infos pratiques

21G Dumpling

167 rue du Faubourg Saint-Antoine – 75011 Paris

Horaires : du mardi au dimanche, 12h-15h30 puis 19h-22h30 (le week-end : 12h-16h puis de 19h à 23h)

 

“Cuisines de rue” le 1er festival de street food parisien débarque Place de la République !

Maintenant que la période estivale est passée et que nous nous préoccupons plus de notre “Summer body”, revenons aux choses sérieuses et à mon sujet préféré, à savoir, la nourriture. Pour ceux qui resteraient à Paris ce weekend j’ai un bon plan “food” pour vous. En effet, la mairie de Paris lance “Cuisines de rue”, le 1er festival de street food parisien sur la Place de la République du vendredi 7 au dimanche 9 septembre.

Pour la toute première édition de ce festival qui célèbre la cuisine de rue, 24 foodtrucks et stands seront présents. Pizzas, burgers, fish& chips, et autres spécialités culinaires vous transporteront aux 4 coins du monde.

L’objectif de “Cuisines de rue” est aussi de vous faire voyager et de vous faire découvrir de nouvelles saveurs. Outre les foodtrucks de burgers, retrouvez également des spécialités coréennes avec le bimbipap et le kimpbap, des spécialités du Cap-Vert avec la cachupa et la feijoada, des spécialités Colombiennes ou encore mexicaines entre autres. Et pour accompagner le tout cela, vous pourrez goûter une sélection de bières locales servies par des brasseurs parisiens.

Pour sélectionner les 24 restaurateurs de cette première édition de “Cuisines de  rue”, la mairie de Paris a privilégié le rapport qualité/prix des plats, la qualité des ingrédients et bien entendu la diversité culinaire.

Par ailleurs, une scène musicale est également prévue afin que ce festival soit aussi un moment de fête et de convivialité. Alors si vous avez envie de vous offrir un dernier petit voyage cet été, rendez-vous sur la Place de la République ce weekend !

 

Infos pratiques 

Festival “Cuisines de rue”

Du 7 au 9 septembre 2018

Place de la République

Vendredi et samedi de 12h à 22h30

Dimanche de 12h à 18h

BMK, la cantine et épicerie fine africaine entre Paris et Bamako

Après une courte absence, je reviens cette semaine avec un nouveau bon plan food sur le blog, une adresse qui ravira les papilles des amateurs de poulet Yassa et de Mafé au boeuf. En effet, BMK Paris-Bamako est la sensation culinaire africaine du moment.

La première fois que j’ai entendu parler de BMK Paris-Bamako, c’était lors de l’Afro Market organisé par Communion Paris en octobre dernier. La cantine y avait un stand et j’avais alors eu l’occasion de discuter avec son fondateur Fousseyni Djikine, qui a quitté son poste de consultant chez Accenture pour se lancer dans cette aventure. Lorsqu’il a inauguré cette cantine en juillet dernier, son objectif était de créer un lieu totalement imprégné de la culture africaine, pour faire écho à ses origines maliennes. Un lieu à la fois afro chic et solidaire.

Situé en plein cœur du quartier de Château d’Eau, au milieu des salons de coiffure afro et de supérettes vendant des produits exotiques, ce lieu détone par sa décoration moderne et teintée de touches africaines. A l’intérieur y règne une ambiance décontractée et tendance avec un énorme portrait coloré de Nelson Mandela trônant sur le mur situé derrière le comptoir. On y observe également des petites touches d’imprimés Wax, notamment sur le mobilier et sur les pots à couverts. Il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour que BMK Paris-Bamako devienne le lieu branché de ce quartier et soit pris d’assaut par une clientèle amatrice de cuisine africaine.

BMK Paris-Bamako c’est avant tout une affaire de famille. Fousseyni Djikine s’est entouré de sa famille lorsqu’il s’est lancé dans cette aventure. Son frère, mais aussi par son père, ancien plongeur, puis gérant du célèbre restaurant créole La Rhumerie sont en salle, tandis que la mère, ancienne employée de cantine élabore les recettes et aide en cuisine. Cette cohésion  et chaleur familiale se ressent aussi bien dans les plats que dans l’ambiance du restaurant. Et oui parce que chez BMK Paris-Bamako on mange très bien et surtout on y est très bien accueilli.

Qu’est-ce qu’on trouve donc au menu de cette cantine ? Des plats traditionnels d’Afrique de l’ouest essentiellement. A commencer par la traditionnel poulet Yassa (un poulet mariné aux épices accompagné d’une sauce aux oignons, citron, et olives), le Mafé au boeuf (de la viande de boeuf bourguignon charolais bien tendre mijotée dans une sauce aux cacahuètes grillées) et enfin le Thiéboudienne (du riz mijoté dans une sauce tomate aux épices, accompagné de darne de lieu noir et de légumes). Et les végétariens ne sont pas oubliés car vous pouvez retrouver tous ces plats en version vegan. La particularité de BMK Paris-Bamako, c’est qu’ils mettent également le paquet sur les desserts. Je ne suis pas toujours fan des desserts quand je vais dans des restaurants africains, mais on peut dire qu’ici ils sont vraiment réussis et vous avez l’embarras du choix. A la carte : un banana bread accompagné d’un coulis de chocolat, un moelleux double chocolat (chocolat blanc et noir) avec son coulis au chocolat ou encore d’un gâteau à la patate douce et au coco avec son coulis mangue/passion. Et si vous avez une petite soif, je vous conseille le jus de bissap (jus à base de fleurs d’hibiscus) maison aux fruits rouges.

En plus d’être une cantine, BMK Paris-Bamako est aussi une épicerie fine qui met en avant des producteurs et artisans africains. Vous pouvez y trouver différents produits culinaires comme du thé, du miel, de la pâte d’arachide, de la crème de saka saka en passant par le jus de bissap et de baobab.

J’espère vous avoir donné envie d’aller découvrir ce lieu avec tout cela. En tout cas moi j’adore cette cantine qui pour moi représente plus qu’un restaurant. Il s’agit également d’un véritable lieu d’échange qui met en avant la richesse gastronomique extraordinaire qu’offre l’Afrique.

 

Infos pratiques 

BMK Paris-Bamako

14 rue de la Fidélité – 75010 Paris

Du mardi au samedi de 12h à 22h

Tel : 09 82 54 17 48

Chez Alfred Lao Cuisine, l’adresse laotienne du 11e

Cette semaine sur le blog, c’est encore une bonne adresse “food” que je vais partager avec vous. La cuisine asiatique fait clairement partie de mon top 5 de mes spécialités culinaires préférées, et plus particulièrement la thaïlandaise et la vietnamienne. Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de goûter pour la première fois les spécialités du Laos Chez Alfred Lao Cuisine.

Si vous ne connaissez pas la cuisine laotienne, elle ressemble un peu à la thaïlandaise et cela tombe plutôt bien car j’adore le thai. Elle se caractérise par une utilisation importante de piments et d’herbes aromatiques. Le riz gluant cuit à la vapeur est la base de l’alimentation au Laos. Cette base est généralement accompagnée de viandes (porc ou boeuf), de volailles (canard, poulet), de poissons, le tout agrémenté de légumes. On y trouve aussi de nombreuses soupes parfumées. Voilà pour le contexte culinaire, maintenant revenons au sujet principal de cet article, à savoir le restaurant Chez Alfred Lao Cuisine.

Ouvert depuis novembre 2015 à quelques pas de Bastille, le restaurant Chez Alfred Lao Cuisine propose une cuisine laotienne authentique et familiale. Alfred Longeret, le maître des lieux travaille en famille : il s’occupe de la salle avec ses neveux, tandis que sa soeur Honorine concocte les bons petits plats en cuisine.

Quand on regarde la carte de plus près, elle donne clairement envie et il m’a été difficile de faire un choix. Comme nous étions 2, nous avons fait le choix de partager une entrée pour pouvoir déguster 3 plats et un dessert. L’idée étant de goûter un maximum de plats pour bien  vous livrer mes impressions. En entrée j’ai donc pris des Nem Krao, il s’agit tout simplement de rouleaux de printemps, au porc ou aux crevettes. Il valait mieux commencer léger au vu de ce qui m’attendait par la suite. Je ne m’attarderai pas sur l’entrée, qui sans être mauvaise, reste tout de même classique. En revanche, si vous vous y rendez et que vous voulez une entrée plus originale, prenez par exemple le Tam Mak Houng (salade de papaye verte, carottes, sauce poisson cousine du nuoc mam, ail, pinces de crabes fermentées). Quant aux plats, je vais un peu plus rentrer dans les détails car j’en ai pris 3. Pour commencer, j’ai donc opté pour le Banh Xéo, une crêpe laotienne moelleuse à base de farine de riz,  fourrée au porc, aux crevettes, soja, oignons et servie avec de la salade verte et des herbes aromatiques (coriandre et menthe). Un vrai délice ! Ensuite j’ai enchaîné avec le Krao Lad Bai Kapai (légèrement épicé comme j’aime), il s’agit de riz blanc garni de poitrine de porc sauté aux feuilles de basilic, ail, sauce maggi, poivre et oeuf au plat. Ce 2e plat était aussi succulent, il y a rien à redire, je me suis vraiment régalée ! Et pour terminer sur les plats, j’ai craqué pour le Mi Kathi (pâtes de riz baignées dans une sauce au lait de coco) : porc haché, lait de coco, curry rouge, sauce soja, cacahuètes, citronnelle, combawa, oeuf. En discutant avec Alfred, il m’a confié que c’était le plat qui avait le plus de succès au restaurant. Et je peux vous le confirmer parce que de tous les plats que j’ai essayés, c’était clairement mon préféré. Et en plus il est très copieux. Cependant, j’ai tout de même adoré tous les plats que j’avais choisis. Et pour ceux qui ne mangent pas de porc, rassurez-vous, vous pourrez prendre le Moc Pa : du cabillaud cuit dans une feuille de bananier, avec du lait de coco, du curry rouge, de l’oeuf, du bambou, du basilic et du combawa. D’après mon voisin de table, ce plat est au top et c’est vrai qu’à sa vue il donnait vraiment envie. Et pour les amateurs de poulet ou de boeuf, vous avez le Kieng Kieo Wane : du poulet ou du boeuf , avec du curry vert, du bambou, de l’aubergine, du lait de coco et du basilic. Attention ce plat est légèrement épicé. Pour terminer sur une note sucrée (parce que je voulais quand même voir ce que valaient leurs desserts), j’ai caqué pour le riz gluant noir nappé d’un flan aux oeufs et de lait de coco. Le dessert a bien tenu toutes ses promesses et m’a permis de clore ce dîner en beauté.

Si vous êtes à la recherche d’une nouvelle et belle expérience culinaire et que vous avez de découvrir ce qui se mange de bon au Laos, je ne peux que vous conseiller cette adresse. Bien que je trouve que niveau prix, cela l’aurait coûté un peu moins cher d’aller manger laotien dans un boui-boui du 13e. Mais Chez Alfred Lao Cuisine, les plats sont cuisinés avec passion et avec des produits frais. De plus, j’ai beaucoup apprécié l’accueil très chaleureux d’Alfred et sa famille comme si nous étions à la maison. Son neveu nous a très bien conseillé sur les plats à choisir. Attention pensez tout de même à réserver, surtout le weekend car le restaurant est victime  de son succès. D’ailleurs la famille serait à la recherche d’un local plus grand dans les prochains mois pour accueillir plus de monde.

 

Infos pratiques 

Chez Alfred Lao Cuisine 

31 bis, rue Amelot – 75011 Paris

Horaires : du mardi au samedi de 12h à 15h puis de 19h à 23h

Tel :  09 83 51 48 88

Yaya, un petit coin de Grèce au coeur des Docks de Saint-Ouen

C’est à l’une de mes cuisines préférées que je dédier le premier article de cette saison 2018 des Rivélades. J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer sur le blog l’amour que j’ai pour la Grèce. J’adore ce pays pour plusieurs raisons, mais plus particulièrement pour sa cuisine que je trouve très savoureuse. Dans ce nouveau blog post, je vous emmène donc déguster la cuisine ensoleillée du restaurant grec Yaya.

Niché dans une zone encore en construction (les Docks de Saint-Ouen) à quelques pas de la ligne 13, Yaya a été ouvert au printemps dernier par les frères Pierre-Julien et Grégory Chantzios en collaboration avec le jeune chef colombien Juan Arbelaez (à la tête du restaurant 5 étoiles de l’hôtel Marignan). Ces 3 là ce sont connus alors que les frères Chantzios fournissaient des olives et de l’huile issus de l’oliveraie familiale en Grèce au chef. En effet, les frères Chantzios sont également à la tête de l’épicerie fine Kalios qui fournit aujourd’hui près de 800 restaurants en France dont 100 étoilés.

“Yaya” c’est le surnom que l’on donne aux grands-mères en Grèce, c’est un peu l’équivalent du terme “mamie” en France. Un nom qui évoque donc une cuisine familiale et authentique. Pierre-Julien et Grégory Chantzios se sont donc inspirés de la cuisine de leur grand-mère qui vit toujours en Grèce pour élaborer la carte du restaurant. Chez Yaya on sert une cuisine méditerranéenne moderne aux accents grecs et à base de produits frais et de qualité. Le trio de fondateurs voulaient un établissement loin des clichés sur certains restaurants grecs à Paris servant uniquement de la moussaka, du tarama, du tzatziki dans une ambiance kitsch.

Alors qu’est-ce que vous trouverez dans votre assiette ? Des mezzés pour commencer : du tarama blanc assaisonné avec un filet d’huile d’olive de Kalios, de paprika et de curcuma, du caviar d’aubergine aux notes un peu fumées, du tzatziki servi généreusement, du poulpe mariné. Pour ma part, j’ai craqué pour du tarama et du kagianas (oeufs, tomates séchées de Santorin, saucisse fumée). Les 2 entrées étaient vraiment excellentes, j’ai rarement mangé un tarama aussi bon. Le tout était accompagné de pain maison à l’huile d’olive et servi à volonté. En ce qui concerne les plats de résistance vous aurez le choix entre l’épaule d’agneau confite cuite pendant 12h, des pains pita maison bien charnus remplis soit de keftédès (boulettes de viande assaisonnés aux herbes), soit d’agneau ou de d’aubergine rôtie pour la version végétarienne. Le tout garnis de tzatziki en guise de sauce, de tomates et d’oignons et accompagné de frites maison aux herbes. Au passage je tiens à souligner que les frites sont délicieuses. J’ai opté pour la pita à l’agneau et je ne vous cache pas que j’étais un peu déçue car j’ai trouvé l’agneau un peu trop filandreux à mon goût. Du coup j’ai eu l’impression de ne pas retrouver le goût des gyros que j’ai eu l’occasion de manger à chacun de mes voyages en Grèce. Cependant, mes copines qui m’accompagnaient ont respectivement pris celles aux keftédès et à l’aubergine rôtie et elles ont adoré. Et si vous préférez un plat un peu plus élaboré, craquez pour le poulpe grillé accompagné de sa purée de betterave, c’est le plat “signature” du restaurant. Et si après tout cela vous avez encore faim, Yaya propose une carte de desserts qui mettent l’eau à la bouche. Personnellement je ne suis pas allée jusqu’au dessert car j’avais déjà trop mangé avec mes 2 entrées et mon plat. Mais si vous êtes gourmand, vous aurez le choix entre le traditionnel yaourt grec au miel de montagne, le portokalopita (gâteau aux oranges de Kalamata), le chocolat à l’huile d’olive et à la fleur de sel noire et du galaktoboureko (gâteau de semoule à la grec). Pour les amateurs de vin, Yaya propose également une bonne carte de vins grecs.

Le restaurant a été distingué dernièrement par le guide gastronomique Gault-et-Millau 2018 dans la catégorie “pop”, qui récompense les restaurants où l’on peut manger sur le pouce. Alors si comme moi vous commencez à trouver l’hiver long et que vous avez des envies de soleil, foncez chez Yaya. Vous ne serez pas déçus du voyage !

 

Infos pratiques 

Restaurant Yaya

8 rue de l’Hippodrome – 93400 Saint-Ouen

Horaires : 12h-minuit, 7 jours sur 7

Tel : 01 44 04 27 65

 

Le Food Market met la gastronomie africaine à l’honneur

Visiblement la cuisine africaine a le vent en poupe en ce moment. Après l’ouverture de l’épicerie fine et cantine BMK Paris-Bamako (je vous en parlerai très prochainement sur le blog), le célèbre marché le Food Market va consacrer sa nouvelle édition à l’Afrique. Ce marché qui fait la joie des amateurs de street food depuis 2 ans maintenant a pour habitude de mettre en avant les cuisines du monde et de surprendre à chacune de ses éditions. C’est donc avec impatience que j’attendais une édition 100% Afrique.

Pour cette édition spécial Afrique qui aura lieu ce jeudi 9 novembre, l’équipe du Food Market s’est entourée du chef camerounais Christian Abégan, ambassadeur de la cuisine africaine en France, il parraine l’événement. Mais aussi de Clarence Kopogo, fondatrice de Table Nali, un restaurant ambulant qui a pour objectif de moderniser les plats traditionnels panafricains. C’est Maison Château Rouge, le label qui rend hommage au célèbre quartier africain du 18e arrondissement, qui s’occupera de scénographie. Cette édition s’est donc préparée à 4 mains et les équipes ont sélectionné les restaurants les plus réputés.

Le Food Market spécial Afrique, proposera un voyage autour des spécialités culinaires  souvent méconnues du monde de la gastronomie. Les spécialités culinaires aussi bien d’Afrique du Nord, Subsaharienne, des côtes de l’Ouest que d’Afrique du Sud y seront représentées. L’objectif étant de valoriser la richesse des cultures culinaires de ce continents au delà du traditionnel trio mafé-yassa-thiéboudienne. Au programme donc de cette nouvelle édition, des adresses réputées : le Waly Fay (un de mes restaurants africains préférés à Paris, je vous en ai déjà parlé sur le blog), le roi du barbecue sud-africain Kobus Botha ou la cantine populaire du foyer d’hébergement Babelville. Ce sont pas moins d’une quinzaine de restaurants qui viendront cuisiner pour vous sur le marché. Vous aurez donc l’opportunité de déguster entre autres du poulet et du poisson braisé, du couscous, des tajines, des bricks à l’oeuf, du n’dolé (ragout de feuilles amères et de cacahuètes pilées, plat du Cameroun), du saka saka (plat congolais à base de feuilles de manioc et de poisson fumé), des bananes plantais grillées, le tout accompagné de jus de baobab ou de bissap.

Alors en cette semaine qui s’annonce hivernale, venez vous réchauffer avec le meilleur de la gastronomie africaine. Vous me croiserez sûrement sur place en train de déguster un bon saka saka, mon plat congolais préféré.

 

Infos pratiques 

Food Market – Edition spéciale Afrique

Jeudi 9 novembre de 18h à 22h30

Entrée libre

Tous les plats à moins de 10€

Métros Ménilmontant et Couronnes

Plus d’infos 

 

 

 

 

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