“Cuisines de rue” le 1er festival de street food parisien débarque Place de la République !

Maintenant que la période estivale est passée et que nous nous préoccupons plus de notre “Summer body”, revenons aux choses sérieuses et à mon sujet préféré, à savoir, la nourriture. Pour ceux qui resteraient à Paris ce weekend j’ai un bon plan “food” pour vous. En effet, la mairie de Paris lance “Cuisines de rue”, le 1er festival de street food parisien sur la Place de la République du vendredi 7 au dimanche 9 septembre.

Pour la toute première édition de ce festival qui célèbre la cuisine de rue, 24 foodtrucks et stands seront présents. Pizzas, burgers, fish& chips, et autres spécialités culinaires vous transporteront aux 4 coins du monde.

L’objectif de “Cuisines de rue” est aussi de vous faire voyager et de vous faire découvrir de nouvelles saveurs. Outre les foodtrucks de burgers, retrouvez également des spécialités coréennes avec le bimbipap et le kimpbap, des spécialités du Cap-Vert avec la cachupa et la feijoada, des spécialités Colombiennes ou encore mexicaines entre autres. Et pour accompagner le tout cela, vous pourrez goûter une sélection de bières locales servies par des brasseurs parisiens.

Pour sélectionner les 24 restaurateurs de cette première édition de “Cuisines de  rue”, la mairie de Paris a privilégié le rapport qualité/prix des plats, la qualité des ingrédients et bien entendu la diversité culinaire.

Par ailleurs, une scène musicale est également prévue afin que ce festival soit aussi un moment de fête et de convivialité. Alors si vous avez envie de vous offrir un dernier petit voyage cet été, rendez-vous sur la Place de la République ce weekend !

 

Infos pratiques 

Festival “Cuisines de rue”

Du 7 au 9 septembre 2018

Place de la République

Vendredi et samedi de 12h à 22h30

Dimanche de 12h à 18h

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Le festival Afropunk revient à Paris pour sa 4e édition !

Ce weekend du 14 juillet sera riche en festivités à Paris. En effet, outre les festivités prévues pour le 14 juillet, le concert de Queen Bey et Jay Z avec leur OTR II tour, ainsi que la finale de la coupe du monde, Paris accueillera la 4e édition du festival made in Brooklyn, Afropunk. Je vous avais déjà parlé de ce festival alternatif lors de sa première édition parisienne sur le blog.

Ce festival est né suite au retentissement du documentaire “Afro-punk” de James Spooner en 2003 et qui mettait en lumière la scène punk afro-américaine. Le premier festival Afropunk est alors organisé en 2005 à Brooklyn avec pour objectif, la célébration de la culture alternative et punk afro-américaine. Le festival programme donc majoritairement des artistes noirs, et même si ce rassemblement est une vitrine pour la culture afro-descendante, il est  absolument ouvert à tous. Outre un programmation éclectique d’artistes venus du monde entier, le festival Afropunk véhicule des messages sociaux et politiques d’égalité et de diversité. Afropunk prône la différence et l’expression de soi. Avec plus de 90 000 spectateurs chaque année à Brooklyn, la version américaine d’Afropunk a déjà attiré de nombreux artistes prestigieux comme Lauryn Hill, Lenny Karvitz, Grace Jones ou encore Kelis pour ne citer qu’eux.

Cette année la programmation s’annonce très prestigieuse avec notamment la chanteuse de R&B SZA que l’on a entendu dernièrement avec Kendrick Lamar sur la BO de Black Panther. A ses côtés, on retrouvera également la chanteuse soul Nneka, les rockeurs de The No Face, la djette parisienne Anais B, le roi de l’Afrobeat Mr Eazy, la rappeuse Mahalia. Tout cela pour samedi soir. Quant au programme du dimanche, il s’annonce tout aussi prometteur avec la présence de l’immense Maxwell, de Damian Marley (fils de Bob Marley), de Gary Clark Jr, de Trombone Shorty ou encore le chanteur nigérien Davido. Bref cette année, le festival est encore monté d’un cran en termes de programmation pour le plus grand plaisir des festivaliers. Outre une programmation musicale très qualitative, Afropunk est aussi un lieu d’entraide, d’échanges, de débats et de découvertes. Retrouvez donc sur place des stands de street food afro, ainsi que des créateurs de fringues.

Alors si vous faîtes un petit tour du côte de la Villette, nous nous croiserons sûrement sur place durant ces 2 jours. Par ailleurs si vous hésitez à vous rendre sur le festival demain à cause de la finale de foot, rassurez-vous, celle-ci sera diffusée sur un écran géant.

 

Infos pratiques 

Afropunk Fest 

Grande Halle de la Villette

211 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris

14 et 15 juillet

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AfrikanTex, le salon dédié à la mode et aux tendances inspirées de l’Afrique

Ceux qui me suivent régulièrement sur Instagram (d’ailleurs je vous remets mon compte ici : @Lesrivelades) savent à quel point je suis passionnée par la création africaine et d’ailleurs je n’hésite jamais à partager avec vous les pièces de mes créateurs/créatrices préférés. Il était donc naturel que je vous parle de ce nouveau salon dédié à la mode et aux tendances africaines, AfrikanTex et dont la première édition aura lieu les 15 et 16 juin prochains.

Créé par deux passionnées de création africaine, Sinai UMBA DI-YABA et Dorah KINGUE, AfrikanTex (contraction d’Afrique et Textile) est un événement inspiré des cultures africaines et dédié aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers. Ce rendez-vous réunira des créateurs, des fournisseurs, des médias, des plateformes de vente et des spécialistes des textiles africains.

Pour ce premier rendez-vous, AfrikanTex vous embarque dans un parcours autour de l’Afrique iconoclaste au travers de :

  • Concept store réunissant une vingtaine d’exposants sélectionnés pour leur offre qualitative
  • Talks animés par des acteurs majeurs de la mode inspirée de l’Afrique et des experts de la mode africaine
  • Workshops professionnels et ludiques
  • Exposition photos et performances artistiques autour des textiles africains
  • Grand défilé événement
  • Espace afro-gastronomique

En organisant ce salon, ses créatrices avaient un triple objectif :

  • Mettre en relation les différents acteurs de ce marché afin de répondre à leurs problématiques ;
  • Proposer un laboratoire de tendances à destination d’un public de professionnels et de particuliers
  • Alimenter une réflexion autour du développement de la création inspirée de l’Afrique afin d’en dynamiser l’économie et d’étendre sa présence dans les canaux de vente classiques

Plus qu’un salon, AfrikanTex est un bouillon de culture et d’arts qui se manifeste à travers différentes collaborations. Alors si vous voulez découvrir les nouveaux créateurs de mode africaine qui montent, la nouvelle scène artistique inspirée de l’Afrique ou tout simplement si vous êtes amoureux de la gastronomie africaine, foncez-y.

Infos pratiques 

Salon AfrikanTex

Les 15 et 16 juin 2018

Galerie Joseph Saint-Martin : 236 rue Saint-Martin, 75003 Paris

Billetterie

 

 

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Un weekend à Porto !

Je n’ai pas été très présente sur le blog dernièrement pour cause d’un agenda professionnel un peu chargé. Il faut bien que je gagne de quoi tester les bons plans restos à partager avec vous :). Bref, pour me faire pardonner, je vous emmène en voyage avec ce nouvel article.

Comme vous le savez déjà, j’adore les voyages (comme tout le monde je suppose) et surtout découvrir de nouvelles spécialités culinaires. Chaque année pendant les ponts du printemps, j’en profite généralement pour aller à la découverte d’une ville européenne. Cette année j’ai donc jeté mon dévolu sur Porto et visiblement je suis plutôt dans la tendance puisque la ville a été élu meilleure destination en Europe pour l’année 2017 aux World Travel Awards (les Oscars du tourisme) pour la 3e fois en 6 ans. Et pour y avoir passé 4 jours, je peux vous dire que Porto mérite largement ce titre.

Située à 2h de vol de Paris, Porto est une ville à taille humaine qui peut aisément se visiter à pied en un weekend seulement. En quelques années seulement, Porto est devenu la destination à la mode au même titre que Lisbonne réputée comme étant plus festive et plus tendance. Vous tomberez sous le charme de ses rues pittoresques, de ses anciens bâtiments colorés, de ses nombreuses églises baroques, de ses habitants très accueillants. Son immense passé historique, son dynamisme, sa situation idéale au bord du fleuve du Douro vous garantiront un dépaysement total.

Alors si vous décidez à passer quelques jours à porto à l’occasion d’un weekend, voici quelques bons plans que je vous propose pour établir votre programme :

Flâner dans le quartier de la Ribeira et descendre jusqu’aux bords du Douro 

Une fois à Porto, je vous conseille fortement de marcher. Tout d’abord parce que la ville est tellement petite que vous pouvez clairement tout faire à pied, même si vous n’êtes pas un grand adepte de la marche. Et puis pour moi, marcher est le meilleur moyen de découvrir une ville. Avant d’atteindre le bord du Douro, découvrez sur votre itinéraire la rua das Flores (une rue piétonne et animée), de jolis immeubles couverts d’azulejos (céramiques bleu et blanc).

Visitez les nombreuses églises baroques 

Bien que né en Italie, le style baroque a été complètement adopté par les portugais. Porto compte de nombreuses églises, il est bien évidemment inutile de toutes les visiter. Mais s’il faut en retenir une, je vous conseille d’aller voir l’église Ildefonso dont l’extérieur est décoré de magnifiques azulejos, les fameuses céramiques qui décorent beaucoup de bâtiments anciens à Porto.

Traverser Porto en tramway

Pour ce qui connaissent Lisbonne, vous ne serez pas dépaysés en découvrant le tramway de Porto. La ville étant construite en pente, si vous êtes un peu fatigué et que vous voulez vous offrir un voyage dans le temps, empruntez ces anciens tramways vestiges des années folles qui donnent tant de charme à Porto. Vous pouvez emprunter le tramway n°1 devant l’église Sao Francisco, il vous donnera un aperçu de la ville. Il faut compter 3€ le ticket.

Faire un petit tour dans la librairie Lello e Irmao

La librairie Lello e Irmao est une magnifique librairie fondée en 1869 et elle est considérée aujourd’hui comme la plus belle d’Europe. Il s’agit véritablement d’un temple dédié aux livres  et à la littérature. Vous pouvez y trouver des livres en français. Il paraîtrait que la librairie aurait inspiré celle de l’école de Poudlard dans Harry Potter. Le prix de l’entrée est de 4€ et ce montant est remboursé si vous achetez un livre.

Visiter le Palacio da Bolsa

Situé au coeur du quartier de la Ribeira, ce palais a d’abord été la chambre de commerce, puis le palais de la bourse (désormais transféré à Lisbonne). Sa luxueuse salle est inspirée de l’Alhambra à Grenade. Personnellement j’ai fait l’impasse sur ce monument car il faut compter 25€ l’entrée. Mais visitez le si vous le pouvez car l’intérieur est parait-il magnifique.

Dégustez le vin de Porto dans les caves de Vila Nova de Gaia

Sur la rive sud du Douro se trouvent les caves des plus célèbres maisons de vin de Porto (Graham’s et Taylor’s, Sanderman, Ferreira et Ramos, Calem…). Les plus anciennes caves datent du XVIIIe siècle. Les visites guidées des caves se terminent toujours par une dégustation évidemment.

Faire une croisière sur le fleuve du Douro

La ville de Porto bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle puisque située dans une vallée rejoignant l’Atlantique à quelques kilomètres à l’ouest. La croisière part du quai de la Praça da Ribeira. Vous trouverez sur place plusieurs compagnies qui se partagent le marché. Il compter 15€ pour une croisière courte de 50 minutes.

Profitez de l’air marin de l’Atlantique et manger du poisson grillé à Matosinhos

Situé à 12km à l’ouest, Matasinhos est le quartier maritime et portuaire de Porto. Si vous êtes amateurs de poissons et de fruits de mers, vous trouverez y votre bonheur avec les nombreux restaurants sur place. D’ailleurs je vous donne un peu plus loin dans l’article une superbe adresse pour manger à Matasinhos. Et si vous êtes courageux et que la météo le permet vous pouvez bien sûr vous baigner. Mais c’est surtout un spot pour les surfeurs.

Mes bonnes adresses pour manger à Porto

A Porto on mange très bien et pour pas cher du tout comparé aux prix parisiens. Et si en plus vous êtes des amateurs de poissons et de fruits de mer alors vous serez très comblés. La gastronomie de Porto est composé d’une variété de plats dont l’ingrédient principal est la morue. La ville de Porto compte aussi d’autres spécialités comme les fruits de mer (poissons, sardines et poulpe grillé) et surtout les tripes (Tripas a Moda do Porto), il s’agit d’un ragout de restes de viande de haute qualité comme la saucisse, le poulet, le jambon, le veau et le tout mélangé avec des haricots blancs. Le plat est généralement servi avec du riz.

Voici donc quelques bonnes adresses que j’ai repérées durant mon séjour :

  • Casa Guedes : dans ce petit restaurant de snack qui ne paye pas de mine, on y mange le meilleur sandwich de Porto, le fameux sande de pernil. Le sandwich est composé d’épaule de porc braisée et juteuse. Vous avez le choix également avec le sandwich au jambon avec une couche de fromage frais. Il y a souvent un peu d’attente car l’adresse est très réputée et très prisée. Mon conseil : Venez le matin pour déguster le sandwich en guise de petit-déjeuner et éviter la file d’attente. Et surtout commandez-en pour deux pour éviter de refaire la file d’attente.

  • O Buraco : c’est la cantine la plus ancienne et la plus populaire du quartier de la Praça da Republica. Beaucoup de locaux fréquentent cette cantine. On y sert une cuisine de très bonne qualité et de marché puisque celui-ci est juste à côté. Les prix des plats varient entre 5€ et 10€. Leurs croquettes de morues et leurs poissons grillés sont incroyables.

  • Abadia do Porto : il s’agit d’un immense restaurant à 2 étages. On y mange de la bacalahau (morue) à toutes les sauces. Leur salade de poulpe est à tomber. Les prix des plats varient entre 9€ et 16€ et les plats sont très copieux. Attention : pensez à réserver car cette adresse est souvent prise d’assaut aussi bien par les locaux que par les touristes.
  • Comme ça : il s’agit d’un restaurant français qui sert une cuisine recherchée aux influences portugaises. Cette brasserie est logée dans l’ancienne propriété d’un riche portugais revenu des Indes, un palais au style néo-arabe.
  • O Lusitano : Pour déguster les très bonnes spécialités de fruits de mer de ce restaurant familial, il faudra quitter le centre Porto et vous rendre à Matasinhos. Ce restaurant typique de quartier est tenu par une portugaise très accueillante et francophone. Les poissons servis sont frais du jour, grillés au feu de bois et souvent accompagnés de patates et de légumes grillés. La demi portion de poisson coûte environ 7€ et il faut compter entre 10€  et 20€ les plats.

Pour ma part je n’ai pas beaucoup fait la fête à Porto car j’ai voulu privilégier les visites culturelles et les découvertes culinaires. Cependant, j’ai découvert un spot dans lequel je prenais mes apéros tous les jours tout en profitant du soleil. Si vous voulez boire un verre, tout en profitant du soleil dans un parc, foncez dans le bar en plein air Base Porto, situé dans un parc juste en face du musée d’histoire naturel. J’ai vraiment eu le coup de coeur pour ce bar, le son et les cocktails y sont au top.

Bon j’espère qu’avec tout cela je vous ai donné envie de découvrir cette ville dont le centre historique est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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BMK, la cantine et épicerie fine africaine entre Paris et Bamako

Après une courte absence, je reviens cette semaine avec un nouveau bon plan food sur le blog, une adresse qui ravira les papilles des amateurs de poulet Yassa et de Mafé au boeuf. En effet, BMK Paris-Bamako est la sensation culinaire africaine du moment.

La première fois que j’ai entendu parler de BMK Paris-Bamako, c’était lors de l’Afro Market organisé par Communion Paris en octobre dernier. La cantine y avait un stand et j’avais alors eu l’occasion de discuter avec son fondateur Fousseyni Djikine, qui a quitté son poste de consultant chez Accenture pour se lancer dans cette aventure. Lorsqu’il a inauguré cette cantine en juillet dernier, son objectif était de créer un lieu totalement imprégné de la culture africaine, pour faire écho à ses origines maliennes. Un lieu à la fois afro chic et solidaire.

Situé en plein cœur du quartier de Château d’Eau, au milieu des salons de coiffure afro et de supérettes vendant des produits exotiques, ce lieu détone par sa décoration moderne et teintée de touches africaines. A l’intérieur y règne une ambiance décontractée et tendance avec un énorme portrait coloré de Nelson Mandela trônant sur le mur situé derrière le comptoir. On y observe également des petites touches d’imprimés Wax, notamment sur le mobilier et sur les pots à couverts. Il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour que BMK Paris-Bamako devienne le lieu branché de ce quartier et soit pris d’assaut par une clientèle amatrice de cuisine africaine.

BMK Paris-Bamako c’est avant tout une affaire de famille. Fousseyni Djikine s’est entouré de sa famille lorsqu’il s’est lancé dans cette aventure. Son frère, mais aussi par son père, ancien plongeur, puis gérant du célèbre restaurant créole La Rhumerie sont en salle, tandis que la mère, ancienne employée de cantine élabore les recettes et aide en cuisine. Cette cohésion  et chaleur familiale se ressent aussi bien dans les plats que dans l’ambiance du restaurant. Et oui parce que chez BMK Paris-Bamako on mange très bien et surtout on y est très bien accueilli.

Qu’est-ce qu’on trouve donc au menu de cette cantine ? Des plats traditionnels d’Afrique de l’ouest essentiellement. A commencer par la traditionnel poulet Yassa (un poulet mariné aux épices accompagné d’une sauce aux oignons, citron, et olives), le Mafé au boeuf (de la viande de boeuf bourguignon charolais bien tendre mijotée dans une sauce aux cacahuètes grillées) et enfin le Thiéboudienne (du riz mijoté dans une sauce tomate aux épices, accompagné de darne de lieu noir et de légumes). Et les végétariens ne sont pas oubliés car vous pouvez retrouver tous ces plats en version vegan. La particularité de BMK Paris-Bamako, c’est qu’ils mettent également le paquet sur les desserts. Je ne suis pas toujours fan des desserts quand je vais dans des restaurants africains, mais on peut dire qu’ici ils sont vraiment réussis et vous avez l’embarras du choix. A la carte : un banana bread accompagné d’un coulis de chocolat, un moelleux double chocolat (chocolat blanc et noir) avec son coulis au chocolat ou encore d’un gâteau à la patate douce et au coco avec son coulis mangue/passion. Et si vous avez une petite soif, je vous conseille le jus de bissap (jus à base de fleurs d’hibiscus) maison aux fruits rouges.

En plus d’être une cantine, BMK Paris-Bamako est aussi une épicerie fine qui met en avant des producteurs et artisans africains. Vous pouvez y trouver différents produits culinaires comme du thé, du miel, de la pâte d’arachide, de la crème de saka saka en passant par le jus de bissap et de baobab.

J’espère vous avoir donné envie d’aller découvrir ce lieu avec tout cela. En tout cas moi j’adore cette cantine qui pour moi représente plus qu’un restaurant. Il s’agit également d’un véritable lieu d’échange qui met en avant la richesse gastronomique extraordinaire qu’offre l’Afrique.

 

Infos pratiques 

BMK Paris-Bamako

14 rue de la Fidélité – 75010 Paris

Du mardi au samedi de 12h à 22h

Tel : 09 82 54 17 48

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Galerie Nelly Wandji : l’Afrique c’est chic !

La création africaine a le vent en poupe depuis plusieurs saisons maintenant. Je vous en parlais d’ailleurs sur le blog il y a quelques mois. En effet, plusieurs magasins parisiens avaient consacré aux collections de quelques designers parisiens d’origines africaines une place de choix dans leurs rayons. C’était le cas notamment de Merci, des Galeries Lafayette ou encore du BHV qui ont mis les créateurs africains et le Wax à l’honneur. Malgré toute cette effervescence, il manquait encore à Paris, un lieu emblématique et lifestyle, façon “Colette” qui mette en avant l’art et le design africain au sens large. C’est désormais le cas avec la galerie Nelly Wandji.

Il y a environ un an, Nelly Wandji, dénicheuse de marques africaines depuis de nombreuses années, a ouvert cette galerie du même nom. La seule consacrée à la création africaine contemporaine à ce jour à Paris. A la fois, boutique, galerie d’art, librairie, Nelly Wandji, ce lieu hybride donne la possibilité aussi bien aux passionnés d’Afrique, qu’aux curieux, de se familiariser avec la nouvelle esthétique de la culture “afropolitaine”. Vous y découvrirez une diversité de créateurs, de marques, d’auteurs issus de différents pays en Afrique, mais aussi de la diaspora. Tout cela travers la mode, le design, la littérature ou encore la décoration. La galerie organise également des expositions temporaires, l’occasion de découvrir des artistes qui dévoilent leur vision de l’Afrique.

Parisienne d’origine camerounaise, passionnée d’arts créatifs et ayant une expérience dans le monde de la joaillerie et de l’horlogerie, Nelly Wandji s’est donnée comme mission de valoriser la créativité africaine. Elle estime que les marques et les artistes africains sont les meilleurs ambassadeurs pour diffuser la culture et ainsi changer les perceptions sur ce continent pas toujours valorisé. “Notre galerie invite à partager et à raconter les histoires créatives africaines actuelles. Du design à la mode en passant par les arts créatifs, nous présentons les meilleurs talents et passionnés qui valorisent l’héritage culturel africain, les savoir-faire d’exception et le renouveau du lifestyle sur le continent à travers leurs œuvres.”, affirme Nelly Wandji.

 

Infos pratiques 

Galerie Nelly Wandji

93 rue du Faubourg Saint Honoré – 75008 Paris

Tel : 01 40 07 57 37

Horaires : du mardi au samedi de 10h à 19h

 

 

 

 

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Chez Alfred Lao Cuisine, l’adresse laotienne du 11e

Cette semaine sur le blog, c’est encore une bonne adresse “food” que je vais partager avec vous. La cuisine asiatique fait clairement partie de mon top 5 de mes spécialités culinaires préférées, et plus particulièrement la thaïlandaise et la vietnamienne. Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de goûter pour la première fois les spécialités du Laos Chez Alfred Lao Cuisine.

Si vous ne connaissez pas la cuisine laotienne, elle ressemble un peu à la thaïlandaise et cela tombe plutôt bien car j’adore le thai. Elle se caractérise par une utilisation importante de piments et d’herbes aromatiques. Le riz gluant cuit à la vapeur est la base de l’alimentation au Laos. Cette base est généralement accompagnée de viandes (porc ou boeuf), de volailles (canard, poulet), de poissons, le tout agrémenté de légumes. On y trouve aussi de nombreuses soupes parfumées. Voilà pour le contexte culinaire, maintenant revenons au sujet principal de cet article, à savoir le restaurant Chez Alfred Lao Cuisine.

Ouvert depuis novembre 2015 à quelques pas de Bastille, le restaurant Chez Alfred Lao Cuisine propose une cuisine laotienne authentique et familiale. Alfred Longeret, le maître des lieux travaille en famille : il s’occupe de la salle avec ses neveux, tandis que sa soeur Honorine concocte les bons petits plats en cuisine.

Quand on regarde la carte de plus près, elle donne clairement envie et il m’a été difficile de faire un choix. Comme nous étions 2, nous avons fait le choix de partager une entrée pour pouvoir déguster 3 plats et un dessert. L’idée étant de goûter un maximum de plats pour bien  vous livrer mes impressions. En entrée j’ai donc pris des Nem Krao, il s’agit tout simplement de rouleaux de printemps, au porc ou aux crevettes. Il valait mieux commencer léger au vu de ce qui m’attendait par la suite. Je ne m’attarderai pas sur l’entrée, qui sans être mauvaise, reste tout de même classique. En revanche, si vous vous y rendez et que vous voulez une entrée plus originale, prenez par exemple le Tam Mak Houng (salade de papaye verte, carottes, sauce poisson cousine du nuoc mam, ail, pinces de crabes fermentées). Quant aux plats, je vais un peu plus rentrer dans les détails car j’en ai pris 3. Pour commencer, j’ai donc opté pour le Banh Xéo, une crêpe laotienne moelleuse à base de farine de riz,  fourrée au porc, aux crevettes, soja, oignons et servie avec de la salade verte et des herbes aromatiques (coriandre et menthe). Un vrai délice ! Ensuite j’ai enchaîné avec le Krao Lad Bai Kapai (légèrement épicé comme j’aime), il s’agit de riz blanc garni de poitrine de porc sauté aux feuilles de basilic, ail, sauce maggi, poivre et oeuf au plat. Ce 2e plat était aussi succulent, il y a rien à redire, je me suis vraiment régalée ! Et pour terminer sur les plats, j’ai craqué pour le Mi Kathi (pâtes de riz baignées dans une sauce au lait de coco) : porc haché, lait de coco, curry rouge, sauce soja, cacahuètes, citronnelle, combawa, oeuf. En discutant avec Alfred, il m’a confié que c’était le plat qui avait le plus de succès au restaurant. Et je peux vous le confirmer parce que de tous les plats que j’ai essayés, c’était clairement mon préféré. Et en plus il est très copieux. Cependant, j’ai tout de même adoré tous les plats que j’avais choisis. Et pour ceux qui ne mangent pas de porc, rassurez-vous, vous pourrez prendre le Moc Pa : du cabillaud cuit dans une feuille de bananier, avec du lait de coco, du curry rouge, de l’oeuf, du bambou, du basilic et du combawa. D’après mon voisin de table, ce plat est au top et c’est vrai qu’à sa vue il donnait vraiment envie. Et pour les amateurs de poulet ou de boeuf, vous avez le Kieng Kieo Wane : du poulet ou du boeuf , avec du curry vert, du bambou, de l’aubergine, du lait de coco et du basilic. Attention ce plat est légèrement épicé. Pour terminer sur une note sucrée (parce que je voulais quand même voir ce que valaient leurs desserts), j’ai caqué pour le riz gluant noir nappé d’un flan aux oeufs et de lait de coco. Le dessert a bien tenu toutes ses promesses et m’a permis de clore ce dîner en beauté.

Si vous êtes à la recherche d’une nouvelle et belle expérience culinaire et que vous avez de découvrir ce qui se mange de bon au Laos, je ne peux que vous conseiller cette adresse. Bien que je trouve que niveau prix, cela l’aurait coûté un peu moins cher d’aller manger laotien dans un boui-boui du 13e. Mais Chez Alfred Lao Cuisine, les plats sont cuisinés avec passion et avec des produits frais. De plus, j’ai beaucoup apprécié l’accueil très chaleureux d’Alfred et sa famille comme si nous étions à la maison. Son neveu nous a très bien conseillé sur les plats à choisir. Attention pensez tout de même à réserver, surtout le weekend car le restaurant est victime  de son succès. D’ailleurs la famille serait à la recherche d’un local plus grand dans les prochains mois pour accueillir plus de monde.

 

Infos pratiques 

Chez Alfred Lao Cuisine 

31 bis, rue Amelot – 75011 Paris

Horaires : du mardi au samedi de 12h à 15h puis de 19h à 23h

Tel :  09 83 51 48 88

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Yaya, un petit coin de Grèce au coeur des Docks de Saint-Ouen

C’est à l’une de mes cuisines préférées que je dédier le premier article de cette saison 2018 des Rivélades. J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer sur le blog l’amour que j’ai pour la Grèce. J’adore ce pays pour plusieurs raisons, mais plus particulièrement pour sa cuisine que je trouve très savoureuse. Dans ce nouveau blog post, je vous emmène donc déguster la cuisine ensoleillée du restaurant grec Yaya.

Niché dans une zone encore en construction (les Docks de Saint-Ouen) à quelques pas de la ligne 13, Yaya a été ouvert au printemps dernier par les frères Pierre-Julien et Grégory Chantzios en collaboration avec le jeune chef colombien Juan Arbelaez (à la tête du restaurant 5 étoiles de l’hôtel Marignan). Ces 3 là ce sont connus alors que les frères Chantzios fournissaient des olives et de l’huile issus de l’oliveraie familiale en Grèce au chef. En effet, les frères Chantzios sont également à la tête de l’épicerie fine Kalios qui fournit aujourd’hui près de 800 restaurants en France dont 100 étoilés.

“Yaya” c’est le surnom que l’on donne aux grands-mères en Grèce, c’est un peu l’équivalent du terme “mamie” en France. Un nom qui évoque donc une cuisine familiale et authentique. Pierre-Julien et Grégory Chantzios se sont donc inspirés de la cuisine de leur grand-mère qui vit toujours en Grèce pour élaborer la carte du restaurant. Chez Yaya on sert une cuisine méditerranéenne moderne aux accents grecs et à base de produits frais et de qualité. Le trio de fondateurs voulaient un établissement loin des clichés sur certains restaurants grecs à Paris servant uniquement de la moussaka, du tarama, du tzatziki dans une ambiance kitsch.

Alors qu’est-ce que vous trouverez dans votre assiette ? Des mezzés pour commencer : du tarama blanc assaisonné avec un filet d’huile d’olive de Kalios, de paprika et de curcuma, du caviar d’aubergine aux notes un peu fumées, du tzatziki servi généreusement, du poulpe mariné. Pour ma part, j’ai craqué pour du tarama et du kagianas (oeufs, tomates séchées de Santorin, saucisse fumée). Les 2 entrées étaient vraiment excellentes, j’ai rarement mangé un tarama aussi bon. Le tout était accompagné de pain maison à l’huile d’olive et servi à volonté. En ce qui concerne les plats de résistance vous aurez le choix entre l’épaule d’agneau confite cuite pendant 12h, des pains pita maison bien charnus remplis soit de keftédès (boulettes de viande assaisonnés aux herbes), soit d’agneau ou de d’aubergine rôtie pour la version végétarienne. Le tout garnis de tzatziki en guise de sauce, de tomates et d’oignons et accompagné de frites maison aux herbes. Au passage je tiens à souligner que les frites sont délicieuses. J’ai opté pour la pita à l’agneau et je ne vous cache pas que j’étais un peu déçue car j’ai trouvé l’agneau un peu trop filandreux à mon goût. Du coup j’ai eu l’impression de ne pas retrouver le goût des gyros que j’ai eu l’occasion de manger à chacun de mes voyages en Grèce. Cependant, mes copines qui m’accompagnaient ont respectivement pris celles aux keftédès et à l’aubergine rôtie et elles ont adoré. Et si vous préférez un plat un peu plus élaboré, craquez pour le poulpe grillé accompagné de sa purée de betterave, c’est le plat “signature” du restaurant. Et si après tout cela vous avez encore faim, Yaya propose une carte de desserts qui mettent l’eau à la bouche. Personnellement je ne suis pas allée jusqu’au dessert car j’avais déjà trop mangé avec mes 2 entrées et mon plat. Mais si vous êtes gourmand, vous aurez le choix entre le traditionnel yaourt grec au miel de montagne, le portokalopita (gâteau aux oranges de Kalamata), le chocolat à l’huile d’olive et à la fleur de sel noire et du galaktoboureko (gâteau de semoule à la grec). Pour les amateurs de vin, Yaya propose également une bonne carte de vins grecs.

Le restaurant a été distingué dernièrement par le guide gastronomique Gault-et-Millau 2018 dans la catégorie “pop”, qui récompense les restaurants où l’on peut manger sur le pouce. Alors si comme moi vous commencez à trouver l’hiver long et que vous avez des envies de soleil, foncez chez Yaya. Vous ne serez pas déçus du voyage !

 

Infos pratiques 

Restaurant Yaya

8 rue de l’Hippodrome – 93400 Saint-Ouen

Horaires : 12h-minuit, 7 jours sur 7

Tel : 01 44 04 27 65

 

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Un marché de créateurs 100% africains au Hasard Ludique !

Nous sommes clairement rentrés dans la période des fêtes de Noël et pour la plupart d’entre nous c’est la course aux cadeaux a déjà débuté. Alors pour vous aider dans votre quête du cadeau parfait et original, cette semaine je vous propose un bon plan sur le blog.

En effet, le Hasard Ludique vous donne rendez-vous ce dimanche 10 décembre avec un marché de créateurs 100% afro en collaboration avec Nothing But The Wax, le média indépendant qui explore les industries créatives africaines et de la diaspora. Ce marché s’organise à l’occasion du festival NYOKOBOP (du 21 octobre au 22 décembre), un cycle de programmation (concerts, soirées, dj sets, projections, rencontres, etc) qui met en lumière une culture métissée. Le marché vous fera découvrir une dizaine de créateurs d’inspiration 100% “afropolitaine” avec de nombreux produits fabriqués en Afrique.

Ce marché sera pour vous l’occasion de découvrir des marques proposant des créations originales et de dénicher des pièces uniques pour faire plaisir à vos proches ou à vous même.

Liste des créateurs présents : Bazara’Pagne (mode H/F)), De La Sébure (accessoires et mode H/F), Djamtan (bijoux), Ladyhood (mode H/F), Mademoiselle Blé (mode enfants), Noir Fluo (bijoux), Oh la Crâneuse (sacs), Pijonvol Paris (accessoires enfants), The United Fingers (mode H/F), GuerasFatim (mode femme).

Informations pratiques 

Marché des créateurs 100% Afro 

Dimanche 10 décembre

de 15h à minuit

Le Hasard Ludique 

128 avenue de Saint Ouen, 75018 Paris

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Une plongée dans les nuits de Bamako avec Malick Sidibe

Les grands maîtres de la photographie malienne ont décidément le vent en poupe en ce moment. Après une très belle rétrospective sur les œuvres de Seydou Keita par le Grand Palais en 2016 (je vous en parlais même ici), c’est au tour de la Fondation Cartier de rendre hommage à l’autre icône de la photographie malienne, Malick Sidibe avec une très belle expo.

Depuis le 20 octobre dernier et ce jusqu’au 25 février 2018, la Fondation Cartier rend un vibrant hommage à cet immense photographe décédé en 2016 à travers une exposition nommée Mali Twist. Malick Sidibe c’était le “reporter” des nuits de la jeunesse de Bamako dans les années 60-70. Le photographe qui était à peine plus vieux que ses modèles à l’époque écumaient les soirées pour capter les moments d’une jeunesse heureuse dans un pays tout juste indépendant. 22 ans après sa première exposition hors du Mali, cette rétrospective montre la diversité du travail de Malick Sidibe, à la fois reporter et portraitiste depuis l’ouverture de son studio à Bamako en 1962. Mali Twist révèle le regard attentif et le talent de Malick Sidibe, il a fait de la photographie un art de l’échange lors des soirées au rythme du twist et du rock’n roll dans le Bamako des années yéyé ou dans l’intimité de son studio de Bagadadji. Ces photos témoignent également d’une quête identitaire de la jeunesse bamakoise peu de temps après l’indépendance.

Au total cette exposition présente 250 photographies en noir et blanc dont une trentaine de portraits inédits jamais présentés au public et des tirages d’époque que le photographe a réalisé lui même entre 1960 et 1980. La rétrospective est divisée en 2 parties : tout d’abord les soirées bamakoises montrant des couples en train de danser sur du rock ou du twist des années 60, puis une seconde partie dédiée aux portraits.

Si vous en avez l’occasion, je vous invite à aller faire cette très belle expo qui nous permet de voyager dans le temps et qui nous montre une jeunesse insouciante et qui savait faire la fête. Une exposition réellement rafraichissante loin des clichés que l’on peut avoir de l’Afrique. Personnellement j’ai eu un véritable coup de coeur sur cette photo qui représente un couple d’amoureux qui danse et intitulé Nuit de Noël, je l’ai même acheté en poster pour décorer mon appart.

 

Infos pratiques 

Malick Sidibe, Mali Twist

Fondation Cartier

Du 20 octobre au 25 février 2018

Du mardi au dimanche de 11h au 20h, nocturnes les mardis jusqu’à 22h

261 boulevard Raspail, 75014 Paris

Tarifs : 10,50€ (tarif plein), 7,50€ (tarif réduit)

 

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